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A la une / Actualité

La DG de la Fonction publique le rappelle dans une instruction aux walis

Le niqab “interdit” sur les lieux de travail

La question du port du niqab refait surface. ©D. R.

La ministre de l’Éducation nationale, Nouria Benghabrit, s’était attiré les foudres du courant islamo-conservateur pour avoir pris un arrêté interdisant le port du voile intégral et du niqab dans les établissements scolaires. 

Le gouvernement a publié une décision rappelant l’interdiction du port du niqab ou de tout vêtement empêchant l'identification d’un individu sur les lieux de son travail.
Une instruction de la Direction générale de la Fonction publique, envoyée le 8 octobre aux ministres et en communication aux walis, rappelle,  en effet, les obligations des fonctionnaires et agents publics en matière vestimentaire, notamment l’interdiction du port du niqab, conformément aux dispositions de l'ordonnance n°06-03 du 15 juillet 2006 portant statut général de la Fonction publique.
“Mes services ont été saisis au sujet de l’obligation des fonctionnaires et agents publics dans le domaine des effets vestimentaires, notamment à la question relative au niqab”, indique l’instruction de la DGFP, qui rappelle que “compte tenu de leur mission de service public, les fonctionnaires et agents publics sont astreints à des obligations légales et statutaires particulières”.
Dans ce cadre, et conformément aux dispositions de l’ordonnance susmentionnée portant statut général de la Fonction publique, “les fonctionnaires agents publics doivent, outre les obligations professionnelles auxquelles ils sont soumis, observer les règles et exigences de sécurité et de communication au sein de leur service, qui imposent leur identification physique systématique et permanente, notamment sur leur lieu de travail”, indique le document.
Ainsi, il est demandé aux ministres et walis d’instruire l’ensemble des fonctionnaires et agents publics à l’effet de “se conformer scrupuleusement aux dispositions de l’ordonnance susmentionnée et de s’abstenir de tout acte ou comportement quel qu’il soit, y compris au plan vestimentaire, incompatible avec la nature de leur fonction, et d’avoir une conduite digne et respectable, devant traduire les règles et principes régissant le service public”.
Les fonctionnaires et agents publics sont ainsi instruits de “s’abstenir de porter toute tenue vestimentaire qui entrave l’exercice de leurs missions de service public, particulièrement le port du niqab qui est strictement interdit sur les lieux de travail”, selon la même instruction.  
Cela étant, en dépit de son caractère contraignant, puisqu’elle prévoit des sanctions contre les contrevenants à ses dispositions, force est de constater que l’ordonnance n°06-03 du 15 juillet 2006 n’a pas connu d’application formelle,  notamment dans les services publics (écoles, administrations, etc.). La ministre de l’Éducation nationale, Nouria Benghabrit, s’était attiré les foudres du courant islamo-conservateur qui a dénoncé une “atteinte à la liberté des filles voilées” dans les écoles, pour avoir pris un arrêté qui interdit catégoriquement le port du voile intégral et du niqab dans les établissements scolaires. La campagne de protestation mettant en scène des enseignantes en niqab qui s’en était suivie suggérait que cette interdiction était mue par des considérations idéologiques plutôt que pédagogiques. Ce qui avait donné lieu à des explication laborieuses de la part du département de Benghabrit selon lequel il était inconcevable qu'une enseignante dispense des cours à ses élèves tout en portant le niqab, considérant que le visage de l'enseignant doit être visible pour les élèves. Ce qui n’a pas empêché des enseignantes de continuer à donner des cours, le visage complètement caché par un niqab ni dissuadé d’autres femmes fonctionnaires à porter ledit voile.

A. R.
amar.rafa@liberte-algerie.com


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