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Tout en critiquant vertement le 5e mandat

Le parti de Djaballah retarde sa décision sur la présidentielle


Le conseil national (majliss echoura) du FJD-El Adala, réuni en session ordinaire, hier, autour d’un seul ordre du jour, à savoir sa position quant à l’élection présidentielle du 18 avril, n’a pas tranché définitivement la question.
La plus haute instance dirigeante entre deux congrès du parti de Djaballah qui privilégie l’option de la participation à ces joutes électorales, préfère temporiser — probablement jusqu’au 3 mars prochain — en raison du “manque de visibilité” qui marque la scène politique, notamment concernant la candidature d’Abdelaziz Bouteflika. Mais aussi, pour donner plus de temps à la réussite des consultations et rencontres bilatérales avec des candidats à la candidature à l’élection présidentielle, dont la dernière avait été avec le général-major à la retraite Ali Ghediri, qui avait été reçu à sa demande jeudi dernier, avec pour objectif d’aboutir à un candidat commun de l’opposition, comme envisagé par la défunte CNLTD qu’il donne l’air de vouloir ressusciter à cette occasion. Toutes les options sont permises, a-t-on indiqué à ce sujet.
C’est là le contenu de l’allocution qu’a développé, à l’ouverture de ces travaux, le président du mouvement FJD, Abdallah Djaballah, qui affiche son refus d’un 5e mandat pour le président Bouteflika. “Dans les législations du monde entier, pour être éligible à la candidature suprême, il faut réunir certaines conditions, notamment la compétence scientifique, la santé physique et mentale”, a-t-il rappelé, en ajoutant que “la jurisprudence islamique et même le droit positif en vigueur dans certains pays développés ont prévu la mise sous tutelle de celui qui est atteint de maladie ou de sénilité due à son âge avancé”. Mais, “en Algérie, malheureusement, le pays est dirigé par un homme qui est immobile et impotent depuis plus de cinq ans, et dont les proches parents veulent présenter sa candidature pour la 5e fois”, a tonné Djaballah. Pour lui, cela relève du “peu d’intérêt porté à la loi et aux 40 millions d’Algériens”. En outre, Djaballah s’est insurgé contre le phénomène des candidats à la candidature dont le nombre a atteint 179. Donner de l’importance à ces “n’importe qui”, à travers les médias, sont “une insulte au peuple et à l’Algérie”. Il a estimé que “ces spécimens de candidats qui n’existent nulle part dans l’histoire de l’humanité, sauf désormais en Algérie, ont été rendus possibles grâce aux partis du pouvoir qui sont aveuglés par leurs intérêts étroits”. Le président d’El-Adala s’est enfin interrogé sur le centre de décision réel : la présidence de la République, le commandement de l’armée ou les services, ou encore les ministères. M. Djaballah a conclu par un appel à un sursaut des élites en vue de faire triompher l’intérêt public lors de la prochaine élection présidentielle, soulignant la disponibilité de son parti à y apporter sa contribution.


Amar R.


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