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Meeting d’Ali Benflis à la coupole du 5-Juillet d’Alger

“Le pays est comme un avion sans pilote”

Ali Benflis hier à la Coupole du 5-Juillet. © Louiza Ammi Liberté

Candidat à l’élection présidentielle du 12 décembre prochain, l’ancien chef de gouvernement Ali Benflis a clôturé hier son périple électoral par un meeting à la Coupole du 5-Juillet d’Alger. Avec un retard de plus d’une heure, le candidat est apparu sous les acclamations “Benflis président, Benflis chouhada”. “C’est un jour, sans conteste, heureux, parce que sans le hirak du 22 février, je n’aurais pas eu accès à cette salle réservée auparavant uniquement à la bande. Les urnes sont la seule issue à la crise, et il y a urgence, car le pays est comme un avion sans pilote”, dit-il d’emblée. 

Tout en rendant hommage à Boumediène qui, selon ses dires, “est mort avec, dans son compte CCP, seulement son dernier salaire”, ainsi qu’aux précédents chefs d’État tels Chadli, Kafi, Zeroual et Boudiaf, Ali Benflis n’a pas souhaité s’étaler sur les vingt ans de règne du président déchu Abdelaziz Bouteflika, préférant plutôt décliner les grands axes de son programme qu’il présente comme l’antithèse de ce mode de gouvernance. Il s’engage, dans ce sens, à réviser la loi fondamentale de manière à apporter davantage d’équilibre dans la répartition des pouvoirs, pour conjurer le fléau des tentations totalitaires.

En l’occurrence, Ali Benflis propose un pouvoir partagé entre le président de la République et le chef du gouvernement. Ce dernier devra, assure-t-il, rendre compte chaque semaine devant le Parlement de sa gestion. Durant ce qu’il appelle un mandat d’urgence, Ali Benflis promet de constituer un gouvernement d’union nationale qui sera chargé d’élaborer des lois permettant d’organiser des élections législatives et locales dans le cadre d’un système semi-présidentiel dont le chef du gouvernement sera issu d’une majorité parlementaire. 

Il préconise aussi la mise en branle d’une économie sociale s’appuyant sur la liberté des initiatives économiques et la répartition équilibrée des richesses, de dépolitiser et débureaucratiser l’acte économique et de stabiliser la cadre juridique et institutionnel, afin de créer un climat favorable à l’investissement. 
L’ancien chef de gouvernement envisage, par ailleurs, dans le cas où il serait élu, d’ouvrir le dossier des pensions de retraite pour assurer une vie digne aux retraités. Les secteurs de l’enseignement, du logement, de l’emploi et de la jeunesse figurent également parmi ses priorités. 

 


N. H.


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