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Amarches et grèves contre le système à Bouira

Le peuple maintient la pression

Pour la deuxième journée consécutive, la wilaya de Bouira a connu une forte mobilisation contre l’application de l’article 102 de la loi fondamentale et la désignation d’Abdelkader Bensalah comme chef de l’État par intérim. Pratiquement tous les secteurs de la Fonction publique ont répondu à l’appel de la grève générale dans les administrations et les secteurs économiques publics. Ainsi, les fonctionnaires des APC, ceux de la DTP, de Sonelgaz, de l’ADE, de l’ONA, d’Algérie Télécom, d’Algérie Poste, des impôts, de l’urbanisme, de l’action sociale et les étudiants se sont donné le mot pour dire “Non à la pérennité du système et oui pour un changement radical”. Ceux qui ont ouvert le bal de cette “journée du refus”, comme elle a été baptisée par les manifestants, ont été les travailleurs de la commune de Bouira. À 9h, une centaine d’entre eux a commencé à sillonner les rues de Bouira en scandant des slogans hostiles au pouvoir tels que “Système dégage !”, “L’APC s’engage, système dégage”. Quelques minutes plus tard, c’est au tour des fonctionnaires de Sonelgaz, de l’ADE et de la DTP de rejoindre la contestation. La ville de Bouira était investie par les carrés des marcheurs. Une fois arrivés devant les locaux du bureau local de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) — fermé depuis le 22 février — les manifestants ont scandé “Sidi Saïd dégage”, avant de lancer une initiative visant à se débarrasser des cartes d’adhérent à la Centrale syndicale. Pratiquement au même moment, d’autres travailleurs, notamment ceux de Mobilis, d’Algérie Télécom, d’Algérie Poste, de l’action sociale, de la direction de la culture, de la maison de la culture et même les artistes locaux, sont sortis dans la rue pour exprimer leur rejet du système en place. Lors d’une halte à l’espace de la maison de la culture Ali-Zamoum de Bouira, l’immense foule a observé une minute de silence à la mémoire des martyrs de la guerre de Libération nationale, ainsi que ceux du Printemps noir, avant de se disperser dans le calme.

R. BOURAHLA


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