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A la une / Actualité

Lutte contre la spéculation sur les produits de consommation

Le plafonnement des marges, une solution ?

Pour lutter contre la spéculation sur le marché national des produits alimentaires et des fruits et légumes, plusieurs organisations professionnelles proposent au ministère du Commerce un plafonnement des marges bénéficiaires des commerçants.
Les associations de commerçants et de consommateurs estiment qu’une telle mesure constitue la seule solution efficace contre la flambée des prix et, par la même, contre l’érosion du pouvoir d’achat des Algériens aux bourses moyennes. Fixer le niveau de la marge bénéficiaire du détaillant peut concerner, dans un premier temps, explique l’association des consommateurs (Apoce), les produits de large consommation, comme les légumes, les fruits saisonniers, la tomate, le café, les céréales…etc. L’association des commerçants Anca suggère, elle, carrément, la promulgation d’une loi qui fixe de manière claire les marges bénéficiaires des commerçants afin, explique-t-on, de mettre fin à ces hausses récurrentes des prix. Elle appelle les pouvoirs publics à revoir la réglementation en matière de transactions commerciales pour introduire cette disposition.
Cependant, une frange des observateurs très au fait du marché avoue que cette suggestion ne peut être appliquée sur le terrain. Compte tenu du flou, de l’anarchie et de l’inexistence de mécanismes de régulation, qui caractérisent le marché, arguent-ils, il est quasiment impossible d’imposer une décision aussi délicate, aux grossistes ou aux détaillants. De nombreux commerçants, en effet, ne jouent pas le jeu sain des transactions commerciales. Ils préfèrent l’opacité afin d’échapper au contrôle des agents des directions du commerce. Une écrasante majorité réalise des transactions sans factures, proposant aux clients des produits d’origine douteuse. L’on constate même l’existence d’un véritable réseau de distribution informel. L’échec des pouvoirs publics à généraliser la pratique du bulletin d’achat dans tous les marchés de gros renseigne sur la difficulté de la tâche.
Hormis le marché des Eucalyptus, aucune autre structure n’applique le bon de transaction commerciale. Pourtant, cela n’est qu’une exécution des textes législatifs qui prévoient l’usage de ce document. Les agriculteurs, les pêcheurs et les artisans sont tenus de présenter le bon de transaction commerciale, tenant lieu de facture. Pour le président de l’Apoce, Mustapha Zebdi, cette proposition est réalisable. “Les marges peuvent être plafonnées pour les fruits et légumes de saison et les produits de première nécessité pour qu’ils soient accessibles aux bourses moyennes et afin de protéger la santé des consommateurs”, affirme-t-il. M. Zebdi estime qu’avec le bon de transaction commerciale sur lequel est mentionné la quantité et le prix de vente d’un produit, à partir du producteur jusqu’au détaillant, cette solution peut être adaptée aisément.
Ainsi, le producteur ou l’agriculteur fixe le prix (le prix de revient) de son produit en y ajoutant le coût de tous les paramètres liés à la fabrication.
Une fois ce prix connu, l’on peut arrêter une marge d’un certain taux (30%, 40%, 50%) applicable sur les mandataires et les détaillants et autres intervenant dans la chaîne de distribution. Le prix affiché pour le consommateur final ne saurait dépasser de ce fait cette marge. Un produit proposé par le producteur à 50 DA, par exemple, ne doit pas dépasser 75 DA au maximum chez le détaillant.  


B. K.


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