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Il répond de manière cinglante à Ahmed Ouyahia

“Le pouvoir ne peut pas arrêter le peuple”

Le président du RCD, hier, au Forum de “Liberté”. © yahia magha/Liberté

“On ne peut créer un rapport de force sans l’épreuve populaire de la rue. C’est inévitable”, a souligné l’invité de “Liberté”.

“Souvent Ahmed Ouyahia dit une chose et son contraire.” C’est par cette phrase que Mohcine Belabbas répond au Premier ministre qui a menacé, en des termes à peine voilés, ceux qui seraient tentés d’investir la rue.
Selon le président du RCD, “face à un peuple déterminé, aucune répression n’est possible”. Pour l’invité du Forum de Liberté, la répression des manifestations populaires est toujours une réponse des gouvernants. “Lorsqu’il y a une manifestation, au début, le pouvoir tente la répression. Cela se passe de la même manière dans tous les États. Mais dès que le peuple ou les manifestants persistent dans leur mouvement, les pouvoirs finissent par reculer. C’est indéniable”, a indiqué le jeune responsable du RCD qui rappelle, d’ailleurs, que son parti avait tenté d’organiser des manifestations de rue en 2011. Mais la répression du pouvoir, “les manipulations et l’usage des baltaguis” ont dissuadé les Algériens de manifester en masse. Malgré ce constat, le président du RCD ne pense pas que les manifestations de rue sont la solution miracle. “La manifestation de rue est toujours une mauvaise expérience. Mais je persiste à dire que les partis politiques doivent se préparer à encadrer des manifestations pour pouvoir peser face au pouvoir”, a insisté Mohcine Belabbas. Contrairement à d’autres leaders politiques, le président du RCD a révélé qu’il avait proposé, en 2014, d’inclure les manifestations de rue dans les actions que l’opposition devait envisager pour faire face au pouvoir. “On ne peut créer un rapport de force sans l’épreuve populaire de la rue. C’est inévitable”, a indiqué l’invité du Forum de Liberté. L’homme a, d’ailleurs, tenu à distinguer les “soulèvements populaires” qui sont “l’œuvre de la société” des manifestations que peut organiser un parti politique “qui peut encadrer une manifestation grâce à son expérience sur le terrain”. Il a, d’ailleurs, rappelé, dans ce sens, la protestation des partis de l’opposition qui s’était déroulée en 1997 pour dénoncer la fraude électorale lors des législatives de cette année. Malgré l’expérience de son parti, le président du RCD estime qu’un parti politique ne “peut jamais réussir seul” à renverser le rapport de force dans la société. C’est l’une des raisons qui ont poussé son parti à éviter d’appeler seul à des manifestations en 2014, malgré une vive opposition au quatrième mandat qui venait de se dérouler.
En outre, Belabbas rappelle qu’en 2008, son parti était seul à s’opposer fermement au “viol de la Constitution”. “Si tout le monde s’était opposé à l’époque au viol de la Constitution, on n’en serait pas là aujourd’hui”, à dénoncer un nouveau mandat pour Abdelaziz Bouteflika.


Ali Boukhlef

 

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