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Assurance et finance islamiques

Le président du Saafi croit en leur avenir

Le conseiller en investissements financiers et courtier en assurances et président du Symposium algérien de l’assurance et de la finance islamiques (Saafi), Ezzedine Ghlamallah, estime que peu à peu, l’Algérie peut se dessiner un avenir en matière d’assurance et de finance islamiques, avec l’aide de ses institutions financière et autres. Elle peut le faire en mettant en place une communication adaptée permettant d’expliquer les avantages que présente le développement d’une offre de produits et services adaptés aux besoins de la population, et dont la licéité est religieusement prouvée. L’expert relève qu’il y a nécessité de convaincre des millions d’Algériens qui sont aujourd’hui faiblement bancarisés et qui ne sont pas assurés pour différentes raisons. Entre autres produits, le “takaful”, par exemple, répond à un besoin de sécurité. Et, le besoin de sécurité, explique-t-il,  intègre le besoin de s’assurer contre les risques, répondant ainsi à un besoin de préserver les propriétés. Notre interlocuteur contextualise ce concept et le corrèle au mode de vie moderne que la société algérienne est en train d’adopter, soulignant que les ménages accordent de plus en plus d’importance au crédit et à la couverture de leurs risques. Il estime qu’encouragée par le développement démographique, la demande de financement, de couverture en santé, de prévoyance, de protection du patrimoine est très forte. Par définition, le takaful est un type d’assurance islamique dans lequel les membres mettent de l’argent en commun pour bénéficier d’une garantie mutuelle contre les pertes ou les dommages. Il s’agit d’un produit qui fait partie d’un chapitre très large de la finance islamique. Du point de vue pratique, le recours à la finance islamique doit, selon le président du Saafi, permettre à l’Algérie de financer son développement économique et de capter les liquidités hors circuit bancaire. Les émissions de “sukuk” souverains sont, juge-t-il, le meilleur moyen de financer les projets étatiques et seront beaucoup plus efficaces que la dernière opération de mise en conformité fiscale. Aujourd’hui, a-t-il avancé,  25% du portefeuille des banques Al-Baraka et Al-Salam Bank, est dédié au financement de l’appareil productif. il relève, par ailleurs que la finance islamique représente aujourd’hui moins de 10% de parts de marché. Mais quelles sont les raisons qui font que cette finance n’arrive pas à se développer ? C’est l’élément législatif qui fait défaut dans l’approche de l’État.

Youcef Salami


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