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Ils devaient être jugés au tribunal de Tizi Ouzou

Le procès de 31 Ahmadis reporté au 15 décembre


Le tribunal de Tizi Ouzou a renvoyé l’affaire d’un groupe de 31 personnes appartenant à la communauté religieuse des Ahmadites, convoqué pour mardi dernier, au 15 décembre prochain, ont indiqué leurs avocats, maîtres Kader Houali et Sofiane Dekkal, dans un communiqué. “Trente et une personnes ont été convoquées, le 24 novembre 2020, pour comparaître devant le tribunal de Tizi Ouzou. Elles sont accusées d’appartenir à un courant religieux dit les Ahmadites”, lit-on dans le communiqué de ces avocats qui ont qualifié l’affaire de“énième atteinte à la liberté de culte”.

Selon les deux avocats, les chefs d’inculpation retenus à l’encontre de ces 31 mis en cause sont : “la diffusion de tracts dans le but de porter atteinte à l'intérêt national”, “l’occupation d’une bâtisse pour l'exercice d'un culte d'une manière secrète sans autorisation”, “la collecte de fonds et de dons sans autorisation” et “le prêche à l'intérieur d'une bâtisse sans autorisation et sans agrément”. Ils sont, précisent-ils, poursuivis en application des articles 96 du code pénal et 05/07-12-13 de la loi relative aux conditions d'organisation des cultes non musulmans. Contacté, Me Houali a dénoncé une énième atteinte à la liberté du culte. “Il s’agit d’une atteinte à la liberté de culte.

Paradoxalement, même pour être musulman pratiquant et pacifique, il faut le justifier par un dossier administratif”, a regretté cet avocat qui considère que les mis en cause sont poursuivis pour appartenance à un rite musulman autre que malékite. “Nous avons vécu la même situation en 2019, dans la wilaya de Béjaïa, où nous avons défendu un autre groupe de la communauté ahmadite, poursuivi pour offense à l’islam, constitution d’association illégale et collecte illégale d’argent. Ces Ahmadis avaient été condamnés à trois de prison avec sursis et à une amende de 20 000 DA”, a encore précisé l’avocat.

Pour lui, “il n’y a aucun texte de loi qui interdit d’appartenir à la communauté ahmadite”. “Les dossiers des 31 personnes convoquées à Tizi Ouzou sont montés sur la base de publications sur les réseaux sociaux”, a dénoncé Me Houali. Pour rappel, en 2019, la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (Laddh) avait dénoncé une campagne d’inquisition et de persécution contre cette communauté. “Leur seul tort est d’être Ahmadis, Algériens et musulmans de confession non malékite, ce qui est déclaré comme seul référent confessionnel des Algériens”, avait dénoncé la Laddh.

 


K. Tighilt


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