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Ils devaient comparaître hier au tribunal de GhardaÏa

Le procès des responsables du MDS reporté à mars


Cela ressemble, par certains égards, à des indices visant probablement à tourner la page des tragiques événements de Ghardaïa. Quelques jours après l’acquittement des militants du FFS et au lendemain du report du procès de l’avocat, Me Noureddine Ahmine, un autre procès, celui des dirigeants du MDS et d’autres figures de la société civile, prévu hier au tribunal de Ghardaïa, a été reporté au 20 mars prochain, a-t-on appris de l’un des avocats de la défense, Me Salah Dabouze. Le procureur qui a demandé le report, a invoqué “le renforcement du dossier par de nouveaux documents”, selon notre source. “Ce qui nous paraît suspect”, soutient
Me Dabouze qui fait partie d’un collectif composé de cinq avocats. Les faits remontent à juillet 2016, lorsque Hamid Farhi et Fethi Gheras, respectivement coordonateur du Mouvement démocratique et social (MDS) et porte-parole du parti, Kadour Chouicha, vice-président de la Laddh, Ahmed Mansri, défenseur des droits de l’Homme, Abdelkader Kherba, blogueur, et Nadir Dabouze se sont retrouvés à Ghardaïa pour apporter leur soutien et exprimer leur solidarité à l’avocat, Me Dabouze, qui devait alors être auditionné par le procureur de la République.
Attablés dans un café de la ville, non loin du tribunal, ils ont été approchés par des policiers qui les ont conduits au commissariat et leur ont confisqué la caméra. Trois mois plus tard, le juge d’instruction décide l’envoi de l’affaire devant le tribunal. Et ce n’est qu’en février 2017, peu de semaines après que le coordonnateur du MDS a réclamé par courrier la restitution de la caméra, que la poursuite a repris à travers une demande d’ouverture d’une information judiciaire signée par le procureur. “Outrage à corps constitué”, “incitation à attroupement non armé” et “non-respect d’une décision administrative” sont les trois chefs d’inculpation retenus contre les six prévenus. “À la prochaine audience, nous allons exiger que nous soit rapportée la caméra avant de juger nos clients car nous avons de sérieux doutes sur l’usage que l’on veut en faire”, affirme Me Dabouze. Une cinquantaine de personnes venues de plusieurs wilayas se sont déplacées à Ghardaïa pour apporter leur soutien aux prévenus, a expliqué, pour sa part, Hamid Farhi joint par téléphone. Selon lui, l’audience s’est déroulée sous une forte présence policière aux alentours du tribunal.

Karim K.



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