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Ils participent aujourd’hui à la réunion de la Commission des finances de l’APN

Le PT, le RCD et le MSP renouent avec la vie parlementaire

La crédibilité de l’APN entachée. ©Louiza Ammi/Liberté

Bien que convaincus des faiblesses, de la soumission et même du manque de représentativité de l’Assemblée nationale, les trois partis estiment inopérant, inutile, voire suicidaire, le retrait de leurs députés après le coup de force opéré par les partis de la “majorité”.

En l’absence de concertation entre les partis de l’opposition siégeant à l’Assemblée nationale pour arrêter une position commune vis-à-vis de l’élection dans des conditions controversées d’un nouveau président de l’APN, le RCD et le PT ont décidé de reprendre leurs activités parlementaires. Leurs députés participeront ainsi, aujourd’hui, à l’audition du ministre des Finances, Abderrahmane Raouya, autour du projet de loi de finances 2019 par la commission finances et budget de l’APN. “Nous avons appelé, la veille et le jour de l’élection d’un nouveau président de l’APN, les partis de l’opposition à une concertation, mais nous n’avons pas eu de réponse. Nous restons disponibles à le faire à l’avenir. Mais aujourd’hui, notre présence à l’Assemblée offre une tribune pour défendre les positions et principes de notre parti. Nous avons défendu la légalité, et force est de constater que Bouhadja reste scotché au coup de fil du président de la République”, a déclaré, hier, Amar Saoudi, député RCD et membre de la commission des finances.
Ramdane Youcef Taâzibt, député et membre de la direction du PT, affirme, lui aussi, que son parti n’a pas été contacté pour une concertation avec l’opposition. Il précise que le PT n’a pas fait, non plus, le premier pas dans ce sens, sa conviction étant que cela ne sert à rien de quitter pour l’instant l’APN. “Nous allons assister à l’audition d’Abderrahmane Raouya sur le PLF 2019 afin de faire entendre la voix de ceux qui souffrent des politiques du gouvernement. De toutes les façons, cette Assemblée est issue de la fraude et de la connexion entre l’argent et la politique depuis 2017. Il faut qu’on se batte jusqu’au bout pour respecter notre engagement et notre mandat tant que c’est possible. Quand cela ne sera plus le cas, on prendra nos responsabilités”, explique Ramdane Taâzibt.
Constituant la première force de l’opposition au plan numérique au sein de l’APN, le MSP a, lui aussi, exclu dès le début un retrait de ses députés, considérant cette option comme suicidaire. “Notre présence est une forme de résistance contre les pratiques immorales qui caractérisent le système en place qui est frappé d’illégalité à cause de la fraude et du recours au putsch qui ont plongé le pays dans l’impasse”, a soutenu, il y a quelques jours, le président de cette formation politique, Abderrezak Makri.
Seul le groupe parlementaire FFS a annoncé, dans un communiqué rendu public hier, la suspension de ses activités au sein du Parlement, en raison “du flou qui entoure la gestion de la crise de l’Assemblée nationale”.
Cette décision a été prise en marge de la conférence nationale des élus qui s’est tenue ce week-end à Zéralda, en concertation avec la direction du parti. Le FFS dénonce “le recours au coup de force et à la violence comme moyens de se maintenir au pouvoir et d’accéder aux responsabilités”, mais ne prend position ni pour Saïd Bouhadja ni pour Mouad Bouchareb élu, mercredi dernier,  nouveau président de l’APN par la majorité parlementaire.

Nissa H.

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