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A LA UNE / Actualité

Après leurs réactions négatives au sujet de la constituante

Le PT vilipende les partis du pouvoir

Le Parti des travailleurs n’est pas resté indifférent aux réactions du FLN et du RND à son initiative relative à l’élection d’une assemblée constituante. Dans un communiqué de son secrétariat du bureau politique, le PT charge ces partis et estime que leur réaction ne l’a guère étonné. “Leurs réactions s’inscrivent dans l’ordre des choses, car ce sont leurs intérêts et ceux d’une minorité de nouveaux très riches, que leur garantit l’actuel système politique et économique, qu’ils défendent et tentent de maintenir à tout prix”, considère le parti, ajoutant qu’ils sont “l’incarnation du système de parti unique, ces responsables et leurs partis ne refusent pas seulement toute idée de changement, pis encore, ils semblent nous dénier tout droit, ce qui est notre rôle et notre responsabilité, en tant que parti politique, de faire des propositions de sortie de crise”. Explicitant son initiative de mise sur pied d’une Assemblée constituante, le PT affirme que la lettre adressée au chef de l’État “est un moyen d’organisation du débat le plus large avec toutes les composantes du peuple algérien sur l’élection d’une Assemblée nationale constituante à travers laquelle les représentants du peuple, élus librement et démocratiquement, dégageront les moyens juridiques et institutionnels à même d’ouvrir une issue positive à la crise politique actuelle et jetteront les bases d’un véritable renouveau politique institutionnel dans le pays”. Il poursuit en soulignant qu’“une telle Assemblée opérera la rupture avec le système de parti unique qui mène le pays au chaos, elle préservera et consolidera les acquis de l’indépendance tels que le droit à l’école, à la santé, au travail… et tous les acquis qui ont été inscrits dans le processus de parachèvement de la souveraineté nationale (…)”. Le PT accusera, par ailleurs, en estimant que “le statu quo n’a fait qu’engendrer et nourrir la défiance de la majorité à l’égard des élections et du système produisant un personnel politique et des institutions non crédibles, gangrénés par l’argent sale, et qui permettent à la minorité prédatrice de piller les richesses du pays”. Le parti a mis en avant “les politiques économiques et sociales d’austérité, ainsi que le démantèlement des bases matérielles sur lesquelles repose l’État social”, que “ce personnel met en œuvre, qui exacerbent la grave crise que vit le pays et mettent en péril l’existence même de la nation”. “Fondamentalement, enchaîne le parti de Louisa Hanoune, ce sont ces politiques d’austérité, de gel de projets… ainsi que l’augmentation tous azimuts des prix qui ont engendré les mouvements de protestation et de grève que connaissent notamment les secteurs de l’éducation nationale, l’enseignement supérieur, la santé et le secteur économique.” Ces mouvements sont provoqués, analyse le PT, par “le refus de satisfaire les revendications et celui d’ouvrir de véritables négociations qui vont de pair avec la répression, la judiciarisation et les menaces sur les libertés syndicales poussant la situation au pourrissement”. Sur un autre volet, le PT s’en est pris au ministre de l’Énergie, considérant ses déclarations du 24 Février “comme une provocation à l’égard des travailleurs et du peuple algérien en général”. “Les responsables de ce ministère, et cette fois-ci son premier responsable, n’ont cessé de revenir à la charge pour nous annoncer leur volonté publique et manifeste d’amender la loi sur les hydrocarbures dans l’objectif de rendre ce secteur plus attractif aux multinationales, c’est-à-dire sans contraintes et sans limites à leur pillage”, accuse le PT, estimant que “cela démontre, même si, à chaque fois, ces déclarations ont été démenties ou atténuées, que le gouvernement a plus que des intentions dans ce sens, il aurait même un projet”.
En outre, le parti se demande s’il y a une volonté de remettre sur la table le projet de Chakib Khelil de 2001, qui prévoyait la cession jusqu'à 70% du capital de Sonatrach aux compagnies étrangères ?


Mohamed Mouloudj


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