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A la une / Actualité

Journée internationale sans tabac

Le RCD rappelle l’État à ses responsabilités

La prolifération des points de vente, la non-application de la réglementation interdisant la consommation du tabac dans les lieux publics, la vente de cigarettes à l’unité, etc., sont, entre autres, les facteurs qui incitent à la consommation du tabac, selon les intervenants à la conférence, à l’occasion de la Journée internationale sans tabac, organisée, ce jeudi, par le bureau régional d’Alger, du RCD. Les intervenants, le Dr Lamine Zetaren, pneumologue et secrétaire national du parti chargé de la santé, et Mme Massiva Mazari, chargée de la documentation, ont mis en exergue les dangers qu’encourent les enfants et la menace que pèse la consommation de tabac sur leur santé. Cela d’autant plus qu’elle ouvre la voie à la consommation des stupéfiants, selon un communiqué rendu public hier.
S’appuyant sur les chiffres et statistiques liés à ce fléau, le Dr Zetaren a relevé qu’ils sont de plus en plus jeunes à développer une addiction au tabac. “En comparant la courbe de croissance du tabagisme avec les mesures prises par l'État depuis la loi sanitaire de 1985, il démontre la faillite du système et l'absence de toute volonté politique pour mettre en place et appliquer des mesures réelles et effectives à même de, tout au moins, réduire ce fléau”, ajoute-t-il. Et le Dr Zetaren de brocarder le gouvernement sur le volet économique en mettant à nu sa politique d’austérité touchant particulièrement aux importations et excluant celle du segment tabac qui revient à des millions de dollars. “Ceci sans parler des milliards que coûte aux organismes sociaux la prise en charge des maladies générées par le tabac”, ajoutera-t-il. Ce qui laisse des doutes quant à la volonté du gouvernement de faire des économies. Par ailleurs, Mme Mazari, qui a axé son intervention sur l’enfance, a évoqué le problème de l’encadrement et de la protection de l’enfant. Par delà la responsabilité de la famille, l’intervenante a également appelé l’État à assumer ses responsabilités, parce qu’il en est aussi responsable, notamment pour prendre les mesures nécessaires pour lutter contre la prolifération du tabagisme et l’accès au tabac. Cela d’autant plus que l’accès au tabac est facile, rendu possible avec la multiplication de la vente des cigarettes au détail.
Elle a également relativisé les chiffres de la DGSN relatifs aux violences faites aux enfants estimant “qu’ils ne reflètent qu’une infime partie de la réalité de ce que subissent les enfants dans notre pays”, soulignant au passage l'absence de prise en charge réelle des enfants en détresse par le fait de parents démissionnaires, de manque de communication avec les enfants et de carences dans l’accompagnement psychologique notamment en milieu scolaire. Cette conférence, qui se veut de sensibilisation, selon ses animateurs, s’est terminée sur des recommandations à l’adresse des pouvoirs publics. Il s’agit notamment de la réglementation de la vente du tabac avec l’interdiction de la vente à l’unité, rendre disponibles les médicaments d’aide au sevrage et pénaliser avec de fortes amendes les établissements qui ne respectent pas l’interdiction de fumer dans les lieux publics.  

Djilali B.


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