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A la une / Actualité

Les élections dans la presse internationale

“Le scrutin largement boudé en Algérie”

Les Algériens ont largement boudé l'élection de leurs élus communaux et départementaux, affichant leur défiance envers un système politique figé, dans un contexte économique et social morose. Cette phrase résume le regard qu’a porté la presse internationale sur le scrutin pour les élections locales qui s’est déroulé jeudi. Les reporters de l’agence de presse française (AFP), estiment que la campagne des locales “a suscité peu d'enthousiasme dans ce pays jeune, dont près de 45% de la population a moins de 25 ans, mais où 30% de ces jeunes sont au chômage et où le système politique apparaît figé et immuable, impliquant les mêmes acteurs depuis des décennies”.
La participation est le principal enjeu du scrutin. Alors que les électeurs sont traditionnellement plus enclins à prendre part aux scrutins locaux, “les questions relatives au développement local, au rôle des collectivités locales, n'ont été abordées que superficiellement”, a indiqué Libération, reprenant les déclarations de Belkacem Benzenine, chercheur au Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle (Crasc) d'Oran. Un scrutin “apparemment sans enjeu qui permet pourtant au pouvoir d’élargir sa clientèle et d’apporter une touche finale au dispositif de la prochaine élection présidentielle”, avoue pour sa part, le site Middle East Eye.
Alors que les “municipalités ont été pratiquement dépouillées de tout pouvoir puisque la loi leur enlève l’essentiel de leurs prérogatives, la crise économique les prive des moyens financiers nécessaires pour imposer leur présence, et une pratique autoritaire a fini par transférer l’essentiel des attributs de l’Assemblée populaire communale (APC, équivalent de la mairie) au profit de l’administration”, a souligné ce site.
Et là encore, l’Assemblée de wilaya ne dispose guère de prérogatives, ajoute ce site, face à la toute puissance du wali, représentant du pouvoir central et détenteur de pouvoirs quasi absolus.
Tout a été organisé pour que le wali soit omnipotent face à l’élu local : représentant de l’État et du gouvernement, responsable du maintien de l’ordre, il a la main sur les investissements locaux et la répartition des ressources. De plus, le wali peut bloquer les délibérations des assemblées locales, et il peut même destituer des assemblées récalcitrantes.

L’ombre de la présidentielle de 2019 plane sur les locales !
Les organes de presse internationale ont par ailleurs reconnu que seuls le Front de libération nationale (FLN), au pouvoir depuis l’Indépendance en 1962, et son allié du Rassemblement national démocratique (RND) disposent d’une assise nationale.
Sans vouloir le dire clairement, ces organes, à l’image du site Mondafrique, reconnaissent que ces deux formations étaient bien parties pour rafler la majorité des communes et APW. La presse étrangère a évoqué également l’ombre de la présidentielle de 2019 qui plane sur les élections locales. “Au pouvoir depuis 1999, le président Abdelaziz Bouteflika, 80 ans et dont l'entourage évoque publiquement une candidature à un cinquième mandat en 2019, avait, la veille du scrutin, appelé les Algériens à participer massivement”, a affirmé le site de France 24.
Très affaibli ,le président Abdelaziz Bouteflika dont les apparitions publiques sont rares, a voté en fin de matinée à Alger, a rapporté la presse étrangère, avant de repartir sans faire de déclaration. Ce maillage du pays par l’administration et les partis du pouvoir est “étouffant”, commentent encore les journalistes étrangers. Mais on a fait bien plus pour tuer tout suspense et personne ne s’attendait à une quelconque surprise quant aux résultats élections locales...


B. K.


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1 réactions
Brahms le 25/11/2017 à 18h37

Election ou pas, pour développer une région, il n'y a pas de mystère, il faut des milliards et des milliards de dinars. Le rafistolage, un coup de peinture par ici, par là, ça ne marche plus, des rustines sur les routes même chose. Il faut des travaux très lourd pour booster les régions sinon dans quelques années, il va y avoir des émeutes, les citoyens sont lassés d'attendre. Les élus doivent en prendre conscience, la rigolade, les portables pour faire le beau ou le PDG ça ne marche plus aussi.

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