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A la une / Actualité

Hocine Zaïr, Directeur général de l’Algérienne des eaux

“Le service public de l’eau exige financement”

Le déficit pluviométrique engendré par les faibles précipitations durant la saison hivernale a touché toutes les régions notamment l’est du pays où les barrages ont atteint un seuil très critique. Cela a également provoqué le tarissement des forages qui sont passés de 40 à -5 litres/seconde ! Mêmes les sources qui alimentaient les villages et les localités à travers le territoire national ont elles aussi tari.
Les fortes chaleurs enregistrées dans toutes les wilayas ont fait augmenter la demande en eau potable. À cela, l’on ajoute l’usage de l’eau potable, destinée en principe à satisfaire les besoins des citoyens, à d’autres fins telles que l’irrigation ainsi que les branchements illicites commis par des citoyens indélicats.
Ce sont autant de raisons avancées par le directeur général de l’Algérienne des eaux (ADE), Hocine Zaïr, pour expliquer les perturbations dans l’alimentation en eau potable (AEP) auxquelles font face les citoyens. “Ce n’est pas dû à une mauvaise gestion de notre part. Le peu d’eau emmagasiné, nos unités implantées à travers le pays sont en train de le distribuer de manière équitable pour la population”, indique M. Zaïr.
Le DG de l’ADE évoque également un problème de trésorerie indispensable pour assurer l’entretien des installations hydrauliques. “Si presque tous les ménages paient leurs factures, les collectivités locales et autres administrations et certaines entreprises publiques, en revanche, ne s’acquittent pas de leurs dettes. Autant d’argent nécessaire pour la maintenance des équipements hydrauliques qui n’entre pas dans les caisses de l’ADE”, déplore Hocine Zaïr.
Le prix est certes administré pour le bien du citoyen mais le manque à gagner par rapport au prix de revient de l’eau produite doit être pris en charge, estime le DG, par l’État pour permettre au gestionnaire d’assurer convenablement ce service public. “De 2010 à 2014, la subvention allouée à l’ADE pour équilibrer le tarif de l’eau, a été de l’ordre de 11 milliards de dinars. Pour l’année en cours, nous avons reçu uniquement 1 milliard de dinars. Or, l’ADE gère 44 wilayas, ce qui équivaut à 80% de la population de l’Algérie”, souligne M. Zaïr qui précise que les produits de traitement de l’eau, à eux seuls, coûtent à l’entreprise 2 milliards de dinars.
Ce manque de financement va chambouler le programme de maintenance préventive arrêté par l’entreprise. Les unités relevant de l’ADE auront de ce fait des difficultés à garantir le service public et s’attelleront seulement à colmater les fuites d’eau. “Il s’agit d’un problème purement financier. Car, les ressources humaines dotées de bonne volonté et jouissant d’expérience et de professionnalisme existent au sein de notre société. Si le projet de transfert d’eau d’In Salah vers Tamanrasset fonctionne, cela n’est point le fruit du hasard.
C’est l’œuvre de nos ingénieurs qui veillent au bon fonctionnement de la distribution de l’eau aux gens”, argue-t-il.
Selon un communiqué du ministère de tutelle, la situation de l’AEP assurée ces derniers jours par l’ADE, la Seaal, la Seor et la Seaco a été “globalement satisfaisante en dépit de la forte demande enregistrée pendant la fête de l’Aïd”.
À Annaba, “la situation est un peu plus délicate. Les volumes emmagasinés dans le barrage de Cheffia qui alimente la ville et le complexe d’El-Hadjar, enregistrent leur plus bas niveau (21 millions de m3 sur une capacité globale de 185 millions de m3). Ce qui rend difficile l’AEP et la dotation du complexe d’El-Hadjar en eau brute”, explique le ministère.


B. K.


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