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Affaire de l’activiste Salim Yezza

Le verdict reporté à mardi prochain


Incarcéré depuis dix-sept jours à la prison de Ghardaïa, l’activiste Salim Yezza devrait rester encore une semaine supplémentaire avant de connaître le verdict du tribunal quant à son affaire. Prévu pour hier, le prononcé a été finalement reporté à mardi prochain, a-t-on appris auprès de son avocat, Me Koceïla Zerguine. Aucune raison n’a été fournie par les juges. “Ils ont décidé d’examiner l’affaire mardi prochain”, s’est contenté de dire l’avocat.
Lors de l’audience tenue mardi dernier, le parquet avait requis deux ans de prison ferme et une amende de cent mille dinars à l’encontre de Salim Yezza poursuivi pour les chefs d’inculpation d’“incitation à attroupement et incitation à la haine” pour une publication remontant à 2014 et publiée sur sa page facebook. C’est au moment où il s’apprêtait à repartir en France, le 14 juillet dernier, qu’il a été cueilli par les services de sécurité avant d’être conduit à Ghardaïa où le parquet a émis à son encontre un mandat d’arrêt. Dans sa plaidoirie, Me Koceïla Zerguine a relevé un vice de forme dans la procédure puisque les délais de prescription sont consommés — l’affaire remontant à janvier 2014 —, tandis que l’enquête a été ouverte en avril dernier.
Or, le code de procédure pénal fixe les délais de prescription à trois ans. Aussi, la justice s’est appuyée sur un article relatif à la violation de… domicile. “Théoriquement, il va être libéré”, a indiqué, peu avant sur sa page facebook, l’avocat Salah Dabouz. Jugée arbitraire par de nombreux acteurs de la société civile, l’incarcération de Salim Yezza, défenseur des droits de l’Homme et militant actif de la cause identitaire dans la région de Tkout, dans les Aurès, a suscité un mouvement de solidarité en Algérie et à l’étranger.
Dans un communiqué rendu public lundi, la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (Laddh) a appelé à la libération de Salim Yezza, ainsi qu’à celle du blogueur Merzoug Touati, en grève de la faim depuis 24 jours à la prison d’Oued Ghir, à Béjaïa. La Laddh rappelle que l'exercice des droits fondamentaux, tel qu’émettre une opinion et s'exprimer sur tout sujet politique, économique, social ou culturel, n'est pas un crime. “Les libertés d'opinion et d'expression sont reconnues et garanties par la Constitution et les pactes internationaux relatifs aux droits de l'Homme ratifiés par notre pays”, insiste l’ONG, aile de Me Nouredine Benissad. “La Laddh dénonce avec force les atteintes répétées aux droits de l'Homme et le décalage constant entre les discours officiels et la pratique au quotidien vis-à-vis du respect de la dignité humaine et des libertés collectives et individuelles (…) La Laddh appelle tous les acteurs de la société à se mobiliser pour la libération de Merzoug Touati, de Salim Yezza et de tous les détenus d'opinion”, souligne le texte.


K. K.

 


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