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Alors que la crise politique s’amplifie

L’économie est au bord de l’abîme

Siège de la Banque d’Algérie. © Archives. Liberté

Dans l’intérêt de l’économie nationale, il vaudrait mieux trouver très rapidement une solution à la crise politique.

Le sujet est majeur : derrière la crise politique que traverse le pays, l’économie connaît une crise tout aussi grave. Elle est à l’arrêt ou presque. Nous tenons de sources sûres que des banquiers, très inquiets de la situation dans le pays, suite aux arrestations et à l’incarcération d’hommes d’affaires, “refusent de prendre le moindre engagement en ce qui a trait au crédit”. Ils ne voient pas très clair dans cette situation. 

Nos sources ajoutent, par ailleurs, que des citoyens effectuent plus de retrait d’argent que d’habitude. Cela fait peser, indique-t-on, des risques sur la liquidité bancaire. Celle-ci est passée de 2 730,9 milliards de dinars fin décembre 2014 à 1 832,6 milliards de dinars à fin décembre 2015, pour atteindre 820,9 milliards de dinars à fin 2016 et clôturer à 779,9 milliards de dinars à fin juin 2017, soit près de 8 milliards de dollars. La banque des banques avait alors expliqué que si la liquidité bancaire s’est détériorée au cours des années 2015 et 2016, impactée par les déficits élevés de la balance des paiements et corrélativement des dépôts bancaires, sa stabilisation est concomitante de la reprise des opérations de refinancement des banques par la Banque d’Algérie. Évidemment, la chute des cours du pétrole a impacté l’économie nationale en induisant une baisse des ressources financières et mis le Trésor public sous pression. L’Exécutif a pallié cette difficulté, en ayant recours à la planche à billets. Outre son impact inflationniste, cette dernière peut provoquer une cascade d’autres effets négatifs, comme une flambée du chômage. Avec la crise politique actuelle, la situation est plus complexe, parce que le gouvernement n’a pas mis en place les réformes nécessaires devant atténuer les effets du financement non conventionnel. Il est vrai qu’un mécanisme de suivi des mesures et réformes structurelles dans le cadre de la mise en œuvre du financement non conventionnel a été fixé par décret exécutif. Mais cela n’existe que sur le papier et n’est qu’un mirage.

La Banque d’Algérie s’appuie sur un comité composé de ses représentants et ceux du ministère des Finances. Le comité est chargé de proposer au ministre des Finances et de faire adopter le niveau de recours au financement non conventionnel et le programme prévisionnel d’émission des titres d’État qui en résulte. Dans la réalité, la création monétaire a dépassé de loin des seuils prédéterminés. 
 

Youcef Salami


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