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Les experts appellent à redéfinir ses droits

“L’enfant est l’otage de choix prédéfinis”

Meriem Chorfi, la déléguée de l’Enfance auprès du Premier ministère. © D.R.

“La famille, l’école et la société doivent consacrer à l’enfant le choix de prendre des décisions”, a soutenu la déléguée de l’Enfance auprès du Premier ministère, Meriem Chorfi.

“L’enfant,  projet de vie, projet scolaire : entre la famille et l’école” est la problématique sur laquelle se sont penchés des séminaristes réunis, hier, à Alger, à l’occasion d’une rencontre organisée par la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (Forem) et l’Observatoire des droits de l’enfant (ODE) à la Faculté des sciences de la communication et de l’information. Une rencontre qui a eu le mérite de mettre le doigt sur une situation complexe. L’Algérie a ratifié, en 1992, toutes les conventions relatives à cet aspect qui reste toujours négligé dans nos écoles et nos familles. Les intervenants au séminaire ont plaidé “pour libérer l’enfant” des dogmes et des choix délibérés qu’impose la société à cette frange vulnérable et “à considérer l’école comme un projet, peut-être même le projet de société, grâce auquel se réalisent les objectifs de l’enfant et ses ambitions garants de son essor et de sa pérennité”. La présidente du Conseil scientifique et représentante de la Forem, Sabrina Gahar, a estimé que “la question du libre choix de l’enfant et de l’adolescent est occultée, une orientation prédéfinie est parfois imposée dans un sens unilatéral (…) Pour la majorité des parents, le parcours scolaire de leurs enfants est une question de vie ou de mort sociales, tant il fixe les règles du jeu/je et détermine les rôle et statut sociaux”. Celle-ci a relevé que “l’Algérie a enregistré des avancées inestimables notamment dans l’approche liée aux enlèvements des enfants. Aujourd’hui, nous sommes devant une approche positive, certes, mais nous devons changer notre regard vers ces enfants qui doivent prendre le relais et tenter de les laisser s’exprimer librement”. Pour sa part, la déléguée de l’Enfance auprès du Premier ministère, Meriem Chorfi, a affirmé que “la famille, l’école et la société doivent consacrer à l’enfant le choix de prendre des décisions. Il était question d’engager des réflexions autour de ce thème aussi sensible, et la parole revient, en premier lieu, aux académiciens, aux psychologues, aux chercheurs et aux experts du domaine”. Saluant cette initiative, Mme Chorfi a indiqué que “l’enfant doit exiger ses droits de nous tous”. Mais que faire face aux parents “qui déclinent un projet scolaire sous forme d’injonctions d’un flux d’ambitions apte à leur permettre de concrétiser cette scolarité ?” se sont interrogés les présents. Pour le représentant de l’Unicef à Alger, “le problème ne se pose pas dans la famille et l’école seulement qui, pourtant, constituent les deux premières cellules où évolue l’enfant. Le souci majeur, c’est la rue”.
Pour ce cadre de l’Unicef, “malheureusement, la rue s’est greffée dans la vie de l’enfant, même si elle n’a aucun rôle à jouer. En revanche, il existe une autre cellule, celle des chances où l’enfant est exposé à des risques, comme les enlèvements ou encore les dangers de l’Internet”. Du coup, les experts de la Forem s’interrogent : “Pourquoi les parents s’arrogent-ils le droit de planifier et/ou de décider pour leurs enfants et surtout sans eux ? Ont-ils le droit de le faire ? Leur vision est-elle toujours appropriée et juste ? Doivent-ils avoir recours à d’autres acteurs pour décider du devenir de leurs enfants ?” Pour la Forem, le rôle de l’école “ne s’arrête pas à l’instruction, même si elle est vitale à l’éducation, à l’apprentissage du vivre ensemble, à l’acquisition d’un métier, à la formation du bon citoyen, mais aussi à la découverte de soi et à l’épanouissement de tout un chacun (…) La famille et l’école sont au carrefour de cette genèse”.


FARID BELGACEM

 


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