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Marche des militaires et campagne de sensibilisation de la DGSN hier à Alger

L’enfer des embouteillages


Les automobilistes en provenance de l’Est vers la capitale ont vécu, hier, un véritable calvaire. Et pour cause, la circulation a été carrément bloquée durant de longues heures. Cette situation a été provoquée par les invalides et les retraités de l’armée qui ont improvisé une marche sur Alger. Les invalides seront interceptés et violemment réprimés par les éléments anti-émeutes de la Gendarmerie nationale. La marche des militaires a coïncidé avec la campagne de sensibilisation sur l’utilisation abusive des nouvelles technologies par les usagers de la route lancée dans la même journée par la Direction générale de Sûreté nationale (DGSN). Les marcheurs ont été interceptés au niveau Boudouaou et de Réghaïa, à l’entrée Est d’Alger. Le recours des éléments de la gendarmerie à la violence pour dissuader les marcheurs a dégénéré et provoqué le blocage, dans les deux sens, de l’axe autoroutier reliant Boumerdès à Alger. Du coup, les usagers de la route étaient contraints de prendre leur mal en patience, le temps que les affrontements prennent fin. La file de véhicules s’allongera aussi bien dans le sens menant vers la capitale, que dans le sens inverse, sur plusieurs kilomètres. Las d’attendre, certains conducteurs étaient contraints d’éteindre leur moteur. Ceux ayant eu la chance de passer quelque temps avant l’éclatement des affrontements n’ont pas échappé pour autant à la galère. Ils ont vécu une situation quasi similaire sur la route Moutonnière, notamment au niveau du barrage fixe de la police, à El-Hamma, où les “envoyés spéciaux” de la DGSN appréhenderont plusieurs véhicules pour les sensibiliser sur l’utilisation abusive des nouvelles technologies à bord et les mesures qui ont été prises pour la sécurité des usagers de la route. Résultat des courses : la file des véhicules, pare-choc contre pare-choc, s’étirera, au fil du temps, jusqu’à Bab Ezzouar. Soit environ une quinzaine de kilomètres.
La police n’a-t-elle pas pour mission de fluidifier la circulation en régulant le flot des véhicules sur les routes, plutôt que de les bloquer ? Aussi, ne serait-il pas plus judicieux d’utiliser les nouvelles technologies pour sensibiliser les usagers de la route plutôt que de les mobiliser sur la route ?
Le moins qu’on puisse dire, c’est que le calvaire d’hier aura pénalisé bien des travailleurs qui n’ont pas pu rejoindre à temps leur lieu de travail.
Mais plus grave encore, même les ambulances n’ont pas pu se frayer un chemin pour atteindre les hôpitaux.         

 
Farid Abdeladim



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