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A la une / Actualité

effondrement de la passerelle sur l’autoroute

L’enquête confiée à l’Institut national de criminologie

Le sinistre survenu avant-hier au niveau de l'autoroute Est-Ouest de Khemis El-Khechna, à l’est de la wilaya de Boumerdès, relève d’un accident de la route complexe et non d’un simple accident de la circulation. “Effondrement” ou “arrachement” de la passerelle. Ces deux concepts que les enquêteurs devront consigner dans leurs rapports finals  changeraient la donne dans le déroulement des investigations pour situer la responsabilité à plusieurs niveaux.
La chute de ladite passerelle sur un bus et un véhicule de tourisme aurait pu causer plus de morts et de blessés s’il y avait des piétons. Directement concerné par ce sinistre, le ministère des Transports et des Travaux publics a immédiatement engagé une enquête à son niveau, d’autant qu’il s’agissait d’un ouvrage récent qui permettait aux piétons des deux rives de traverser l’autoroute en toute sécurité. Confiée à la Gendarmerie nationale, l’enquête a été engagée à deux niveaux. Le premier est confié à la brigade territoriale et le groupement de la wilaya de Boumerdès, qui devront établir un rapport préliminaire de l’investigation pour définir les moyens de locomotion impliqués, à savoir le camion qui transportait une grue, un bus et un véhicule léger, mais aussi établir un rapport avec le médecin légiste sur les victimes de cet accident qui a fait trois morts et deux blessés.
Évidemment, les gendarmes enquêteurs pourraient solliciter des automobilistes, à titre de témoins, pour confondre leurs déclarations à l’audition du conducteur du camion dans le cadre de l’enquête judiciaire.
Le second niveau est confié à l’Institut national de la criminologie et de la criminalistique (INCC-GN) de Bouchaoui, qui a déployé une équipe d’experts en accidentologie pour effectuer des prélèvements sur la chaussée, étudier la proximité liée à la vitesse du camion mis en cause, observer tous les éléments liés à l’environnement, dont le climat, l’état de la chaussée, la signalisation routière (vitesse tolérée), la signalisation de la hauteur de la passerelle, la matérialisation liée à ladite passerelle et, naturellement, expertiser les volets technique, mécanique et matériel du camion incriminé.
Cette enquête scientifique devra apporter un plus pour affirmer ou infirmer les déclarations des uns et des autres, d’autant que la présomption d’innocence est consacrée dans ce genre d’enquête.
L’analyse des éléments au niveau de l’INCC-GN de Bouchaoui pourrait prendre autant de temps contrairement à l’enquête judiciaire que mènent, actuellement, la brigade territoriale et le groupement de la Gendarmerie nationale de Boumerdès. Et c’est à partir de ces éléments scientifiques irrévocables que le procureur de la République devra qualifier les faits, d’une part, et ce, conformément au code de la route pour définir l’infraction du conducteur mis en cause et, d’autre part, de permettre à la justice de s’appuyer sur des preuves matérielles et scientifiques avant de passer au volet pénal, sachant qu’il y a eu mort d’homme, pour prononcer les chefs d’inculpation à l’encontre de la partie mise en cause.
Du reste, cet accident complexe remet au goût du jour le manque de rigueur dans l’application du décret promulgué en 2017 limitant la vitesse et le poids des transports de marchandises et de voyageurs, ainsi que les camions d’un gros tonnage.

FARID BELGACEM


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