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A la une / Actualité

Sondage d’Oxford Business Group

L’environnement des affaires en Algérie passé au crible

©D. R.

Selon cette enquête, “l’une des difficultés majeures pointées par les opérateurs concerne la question de la ‘prévisibilité’ et le caractère mouvant du cadre réglementaire en Algérie”.

Le cabinet d’intelligence économique et de conseil Oxford Business Group (OBG) a présenté, hier, à l’hôtel El-Djazaïr sa première édition de son “CEO Survey” consacré à l’environnement des affaires en Algérie en 2017. Aussi surprenant que cela puisse paraître, les résultats de ce premier sondage mené par OBG montrent que, “dans une large proportion, les dirigeants d’entreprises évaluent de manière positive l’état de l’économie”. Deux tiers des dirigeants d’entreprise, sondés, ont indiqué qu’ils étaient susceptibles ou très susceptibles de réaliser un investissement significatif au cours des douze prochains mois, ce qui révèle, selon OBG, “un indice de confiance élevé”, qui pourrait ouvrir la voie à “une plus importante diversification”. Jaime Perez-Seoane de Zunzunegui, directeur éditorial d'OBG pour l'Afrique du Nord, relève dans une note, que “le secteur privé algérien a définitivement pris racine dans le pays au cours des deux dernières décennies bien qu’il soit encore confronté à certaines contraintes, parmi lesquelles la réglementation sur les importations qui ont clairement affecté sa performance”. Ceux qui sont familiers avec l’environnement d’affaires de l’Algérie “savent, également, que les investisseurs étrangers doivent faire face à certaines contraintes, dont l’impossibilité de prendre des participations majoritaires dans les entreprises et les projets locaux depuis 2009”, ajoute le directeur éditorial d'OBG pour l'Afrique du Nord. Cependant, selon Jaime Perez-Seoane de Zunzunegui, “l’une des difficultés majeures pointées par les dirigeants d’entreprises algériennes ou étrangères concerne la question de la ‘prévisibilité’ et le caractère mouvant du cadre réglementaire en Algérie”. La situation fiscale en Algérie est également complexe, constate le directeur éditorial d'OBG. Sur ce point, le sondage relève une certaine divergence des chefs d’entreprise questionnés concernant la compétitivité de l’environnement fiscal actuel de l'Algérie. En effet, à la question “dans quelle mesure l'environnement fiscal actuel de l'Algérie (affaires et personnel) est-il compétitif à l'échelle mondiale ?”, 4% des personnes interrogées le jugent très compétitif. 41% le trouvent compétitif. 34% estiment que l’environnement fiscal actuel de l'Algérie est peu compétitif et 3% affirment qu’il très peu compétitif. “En fonction de la taille de l’entreprise, la pression fiscale ressentie différait. Par ailleurs, au cours de cette enquête, un grand nombre de dirigeants interrogés ont estimé qu’il convenait de distinguer la fiscalité de la parafiscalité – cette dernière étant jugée très importante”, précise Jaime Perez-Seoane. La plupart des dirigeants d’entreprise évoquent une hausse des prix du pétrole comme un événement externe qui pourrait avoir le plus grand impact sur l’économie algérienne, suivie du protectionnisme commercial (18%) et de l’instabilité des pays voisins (6%). “C’est, peut-être, la conclusion la moins surprenante de notre sondage OBG”, note Jaime Perez-Seoane. Interrogés sur le type de compétences dont l'Algérie a le plus besoin, les dirigeants ont déclaré que l’Algérie avait surtout besoin de compétences en leadership, en administration des affaires et en ingénierie. OBG a également demandé aux dirigeants d’entreprise d’évaluer leur degré de satisfaction à l’égard des fournisseurs locaux de biens et de services. 42 % des répondants sont peu ou très peu satisfaits. 30 % sont très satisfaits tandis que 25 % sont neutres. “Une proportion élevée d’entreprises étrangères est insatisfaite de la qualité des prestations des fournisseurs locaux”, souligne le directeur éditorial d'OBG pour l'Afrique du Nord, qui évoque “des aspects positifs et négatifs dans l’environnement des affaires quelque peu fermé de l’Algérie”. Selon Jaime Perez-Seoane, la surdépendance de l’économie algérienne “au secteur de l’énergie est risquée et affecte, sans aucun doute, les finances publiques de l’État algérien et a pour effet une diminution de la commande publique, dont un grand nombre d’entreprises publiques et privées, locales ou étrangères, dépendent étroitement. Cependant, sa résilience aux éléments externes peut être utile dans certains cas, lui procurant une croissance relativement soutenue malgré les aléas de l’économie mondiale”.

Meziane Rabhi


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