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L'écologie en quête de feuille de route

L’environnement social et la citoyenneté

©D.R

Les médias sociaux occupent une place capitale dans la communication des mouvements associatifs, en leur garantissant une visibilité de plus en plus grandissante. Ainsi, l’ampleur de leurs actions est palpable sur le web, bâtissant une nouvelle citoyenneté, centrée sur la protection de l’environnement de par les actions de volontariats.

Facebook, à travers ses pages, regorge d’événements de nettoiement et de campagnes de reboisement à travers tout le territoire national.

Campagnes de nettoiement à travers plusieurs wilayas. Photos : D.R

Maha FOURY, influenceuse web, en a fait l’expérience. Elle a lancé le hashtag #1dechetparjour en invitant tout le monde à ramasser chaque jour un déchet dans la rue, à le prendre en photo, à le jeter à la poubelle et à publier son geste sur Facebook. « Malheureusement mon action n’a pas eu beaucoup de succès. Sur plus de 1000 personnes intéressées à l’événement que j’ai créé sur Facebook, seulement six personnes ont posté leurs photos ». Et d’enchérir qu’elle est un colibri, faisant référence à la légende amérindienne racontée par l’expert international pour la lutte contre la désertification, Pierre RABHI, « même s’ils veulent pas tous me suivre, je fais ma part ».

Déchets collectés. Photo : D.R

La légende raconte qu’ "un jour,  il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! »".

Dans un entretien accordé à "Liberté", le professeur en sciences de l’information et de la communication, Thierry Libaert est revenu sur le potentiel des réseaux sociaux. A la question de leur réussite à changer les rapports de force concernant les enjeux environnementaux, il avait répondu :

« Il n’y a pas de prise de conscience par la réception passive de messages. De ce point de vue, les réseaux sociaux peuvent faire évoluer la situation actuelle en renforçant la capacité d’échanges ». Tout en expliquant qu’ « avec les réseaux sociaux, nous ne sommes plus dans la communication unilatérale, mais dans une conversation. Les réseaux sociaux peuvent faciliter les échanges, il faut juste que les personnes présentes sur les réseaux sociaux soient dans une position d’écoute et d’échange alors que trop souvent, elles sont là pour se mettre en valeur et simplement se glorifier».

Quant à Karim TEDJANI, fondateur du blog spécialisé en écologie Nouara, cet intérêt à l’écologie est le résultat d’un gros travail de fond durant de nombreuses années. « Je pense également que les gens se sentent de moins en moins concernés par la politique "politicienne" de plus en plus abstraite et lointaine de la réalité de nos quotidiens », a-t-il expliqué. Avant d’ajouter que «l'écologie, l'environnement sont des sujets plus concrets, un champ de surcroit que nos politiques n'ont pas encore vraiment investit ».

Questionné sur le rôle des réseaux sociaux, l’écologiste a répondu qu’ils ont joué un rôle important dans cette prise de conscience, car des actions concrètes, sur le terrain ont été mises en valeur telle que les initiatives associatives, individuelles ou bien de collectifs "informels" ».

Cependant, pour le blogueur, « le volet pollution des déchets domestiques prend le pas sur quasiment tous les autres sujets ». Selon lui, « on parle  si peu de la préservation de la faune et de la flore, de la pollution de l'air, de l'eau, l'agro-écologie, de plantations  d'arbres avec un suivi durable. Le sensationnel et l'éphémère sont le plus souvent de mise, et on ne traite souvent que des symptômes, pas assez de l'origine de nos pathologies environnementales ».

Quel rôle pour l’État ?

Quand l'État se "désengage", l’impact sur la société est très préjudiciable à la « survie » humaine, laissant place à l'anarchie et au laisser aller. Ne jouant plus son rôle, les citoyens se trouvent face à des responsabilités qui les dépassent. D’ailleurs, Karim ingénieur IT, se demande l’origine de « cette manie de se substituer au travail des autorités, qui gèrent très mal la problématique de la propreté tant au niveau de l'information, la communication et la gestion des moyens etc, pour au final mettre toute la responsabilité sur le citoyen, même si ce dernier est responsable mais pas de la même manière ». Il propose ainsi d’aller directement à la source du « problème » en approchant les responsables chargés du secteur.

Imène AMOKRANE

@ImeneAmokrane

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