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Marché pétrolier

L’équilibre instable du baril

Depuis la réunion de Vienne, le 30 novembre, qui a vu les pays membres de l'Opep et non-membres, comme la Russie, parvenir à un accord historique, le cours de l’or noir a repris des couleurs. Le prix du baril de Brent est rapidement passé de 46 dollars à hauteur des 54 dollars.
Durant ce premier trimestre 2017, la décision de décembre a, certes, permis de faire remonter les prix du baril de la fourchette des 45-50 dollars à celle de 50-55 dollars, mais sans jamais véritablement pouvoir s'installer dans l'objectif des 55-60 dollars.
Pis, les prix du baril de pétrole ont même baissé de 8% en quelques jours durant ce mois de mars, inquiétant le marché qui nourrit les doutes sur l'orientation des cours. Le principal sujet d'incertitudes reste l’avenir des accords de baisse de l’offre, mis en œuvre depuis janvier par l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), au moment où des membres de l’organisation semblent prudemment signaler une prolongation de ces pactes au-delà de leur expiration fin juin. “On s’attend à ce que les baisses de production soient prolongées, (...) mais le marché ne semble plus vouloir prendre de risque sur le sujet”, a expliqué M. Mc Gillian, de Tradition Energy. “Tant que l’on n’aura pas pris connaissance de quelque chose de définitif, on risque de continuer à évoluer sans direction.”
L'enthousiasme des investisseurs la semaine dernière, en partie né des propos rassurants des membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, ne semblait donc pas résister à la nouvelle semaine. “Les cours de l’or noir ont connu leur plus forte hausse hebdomadaire de 2017 la semaine dernière, mais cela n’empêche pas les prix d'enregistrer des baisses marquées sur l'ensemble du mois de mars”, ont noté les analystes de Commerzbank.
En attendant de voir plus clair, les investisseurs ont digéré des éléments plus ponctuels avec, en premier lieu, la perspective, a priori défavorable, d'un rebond de la production libyenne. Si la Libye est loin d'être un producteur majeur au sein de l'Opep, comme l'Arabie saoudite ou l'Irak, le marché se montre actuellement sensible aux fluctuations locales de la production, les observateurs soulignant que cela s'inscrit dans un contexte de réserves élevées. Par ailleurs, les pétroliers privés américains ont profité de la baisse de la production des entreprises nationales des membres de l’Opep pour accélérer la cadence, réduisant l’effet de cette baisse qui visait à rééquilibrer le marché.
Avec la plus forte hausse sur un trimestre depuis six ans, la production américaine devrait encore augmenter, et si l'Opep prolonge son accord, elle risque surtout de perdre des parts de marché, ont prévenu les analystes de Commerzbank. Il semblerait que les producteurs américains de pétrole de schiste aient été les principaux bénéficiaires de l'accord de l'Opep.
Cela signifie-t-il que l'accord ne sera pas renouvelé au deuxième semestre 2017 ? S’il l’est, est-ce que d'autres producteurs, qui ne font pas partie de l'Opep, accepteront à nouveau de s'y joindre ? Les marchés vont se focaliser sur ces questions avant la prochaine réunion de l'organisation qui aura lieu le 25 mai à Vienne.


Saïd Smati/Agences


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