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A la une / Actualité

Rencontre nationale sur la pharmacie clinique à Oran

Les accidents médicamenteux trois fois supérieurs à ceux de la route

De nombreux professionnels de la santé publique, dont des pharmaciens, des représentants de centres de recherche et de pharmacovigilance, ont pris part, hier matin, à l’EHU 1er-Novembre d’Oran, à la première rencontre scientifique nationale sur la “pharmacie clinique” sous le thème : “État des lieux, expérience algérienne et perspectives”. Rassembler les compétences nationales en pharmacie est l’objectif des organisateurs en prélude à la création, prochainement, d’une spécialité de la discipline pharmacie clinique à enseigner en post-graduation dans les facultés du pays.
Les principaux intervenants ont plaidé pour la création de cette spécialité en post-graduation, et ce, pour plusieurs raisons, comme nous l’a expliqué le professeur Mansouri, enseignant en pharmacologie à la Faculté d’Alger. “À l’heure actuelle, la pharmacie clinique est enseignée en 5e année comme module, et cela, pour aboutir à plus d’efficience du traitement des malades. Notre ancien système présente des insuffisances quant à la prise en charge thérapeutique des patients, il faut informer et amener les pouvoirs publics à donner une assise juridique à cette spécialité pour que nos étudiants trouvent leur place dans les hôpitaux, expliquer aux médecins que cette nouvelle discipline sera là pour les aider et non pas pour ignorer leurs prérogatives.”
Notre interlocuteur précise que l’enjeu se définit du point de vue économique et en matière de prise en charge efficiente des patients. D’ailleurs, tous les participants reconnaissent que les erreurs et les accidents médicamenteux ont un coût économique et surtout sont un risque vital pour les patients. Un autre intervenant, le professeur Y. Dellaoui du CHU Oran, évoquera des statistiques montrant que dans notre pays, les “accidents médicamenteux sont trois fois plus nombreux que les accidents de la route. Les erreurs de prescription sont de 28% alors que les mauvaises préparations pharmaceutiques atteignent 30%”. D’où le plaidoyer d’hier lors de la rencontre pour la création dans les établissements de santé publique de postes liés à cette nouvelle spécialité. Le professeur H. Toumi de l’EHU 1er-Novembre, président du comité scientifique de la rencontre, évoque en guise d’argument l’expérience de cet établissement qui, depuis la création de la pharmacie clinique, aurait conduit à une économie de 5 à 6 millions de dinars, pendant une année, au seul service de médecine interne.
Il soutiendra que cette discipline aboutira, dans les 15 CHU du pays, à une sécurisation des soins et à une réduction des dépenses de santé. Plus concrètement, le programme de post-graduation de la pharmacie clinique est en cours de validation et deviendra une spécialité de pharmacie, à part entière, très prochainement.
Seules quelques facultés seront concernées au début, à titre d’expérience, et cela, pour permettre, entre-temps, de sensibiliser tout le monde et faire naître cette culture du pharmacien clinique, nous a-t-on dit.


D. LOUKIL


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