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A la une / Actualité

Publicité sur panneaux

Les afficheurs s’organisent

Les entreprises spécialisées dans l’affichage publicitaire veulent agir pour imposer la transparence dans les attributions de marchés. “Nous exerçons une profession noble, passionnante et innovante. Nous devons pour cela revaloriser notre métier”, déclare le gérant de Pub City, l’un des plus anciens afficheurs en Algérie. Cet opérateur trouve “inconcevable que l’on ne parle plus de concepts nouveaux, d’innovation, mais plutôt de prix, de concurrence déloyale et autres anomalies constatées sur le marché”. La réhabilitation de ce métier passe, suggère-t-il, par la création impérative d’un syndicat qui défendra les intérêts de l’afficheur et redorera le blason de toute une activité. Il est grand temps, estime le responsable de ODV+, de mettre en place une autorité de régulation qui aura pour principale mission d’assainir le marché. Car, celui-ci a été, pendant des années, le théâtre de toutes les infractions économico-commerciales échappant à tout contrôle des autorités compétentes. Cet organisme aura, par exemple, à fixer des fourchettes pour la tarification du mobilier urbain et pour les différents volets liés à cette activité. “Nous ne devrons plus brader les supports publicitaires tel que cela a été fait auparavant”, relève cet afficheur, qui rappelle le rôle des confrères dans l’embellissement et l’animation des villes. L’anarchie et le flou total doivent céder la place au professionnalisme et au respect de la réglementation en vigueur. “Il s’agit de réviser les dispositions du cahier des charges qui régit le métier en lui extirpant toutes les failles ayant caractérisé l’ancienne copie du document”, explique ce publicitaire. Plus explicite, il ajoute : “Il faut reconstruire le métier sur des bases solides.” Pour jouir du statut d’afficheur, il faut justifier d’une expérience dans le métier. L’autre contrainte soulevée a trait à la codification du registre du commerce. Un seul code est réservé au métier de la publicité alors que celle-ci englobe plusieurs spécialités différentes. Un afficheur publicitaire n’est pas une agence conseil, une agence média ou autres… “Nous sommes considérés comme des régies d’espaces publicitaires. Or, la publicité est un vaste domaine”, indique un afficheur qui propose que chaque spécialité soit dotée d’un code spécifique à elle. Pour une meilleure organisation, ces publicitaires lancent à l’adresse des communes l’idée de scinder en plusieurs lots au lieu d’un seul les adjudications, afin de faire bénéficier de ces marchés un nombre plus élevé de souscripteurs. Ainsi, la situation de monopole subie jusque-là sera bannie à jamais sur le marché, argue un responsable d’une autre société. Par ailleurs, les afficheurs aspirent à des partenariats gagnant-gagnant avec les APC. Les communes, avouent-ils, peuvent s’unir et passer des commandes groupées en mobilier urbain, par exemple, à ces publicitaires. “Que la médiocrité disparaisse et que le professionnalisme prenne le dessus sur le marché”, conclut le patron de Pubtop.


B. K.


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