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Révision de la Constitution

Les Algériens de France ne désarment pas

Les Algériens de France tentent de s’organiser. © D. R.

Un certain nombre d’actions est envisagé pour bloquer les amendements discriminatoires à l’égard de la diaspora algérienne.

Les Algériens de France continuent à se mobiliser contre les amendements contenus dans l’avant-projet de loi sur la révision de la Constitution et qui visent à les empêcher d’accéder à de hautes fonctions au sein de l’État algérien. Une réunion tenue hier à Paris par des associations de la diaspora, de personnalités politiques, de députés de l’émigration ainsi que des élus municipaux d’origine algérienne s’est achevée avec l’adoption d’un certain nombre d’actions qui ont pour objectif de contraindre les autorités algériennes à retirer les dispositions incriminées. Un grand meeting populaire est d’ores et déjà programmé pour le 6 février prochain. Un rassemblement est également prévu le même jour devant le siège de l’ambassade d’Algérie à Paris. Par ailleurs, les présents se sont entendus sur la rédaction d’un manifeste qui sera adressé aux différents responsables de l’État afin de les alerter sur la gravité de leur démarche et ses répercussions dramatiques sur la communauté algérienne établie à l’étranger.
Le contenu de ce manifeste reprendra l’ensemble des critiques exprimées depuis la révélation à la mi-janvier du projet de révision de la Constitution, avec ses fameux articles 51 et 73, qui ont instauré des verrous (comme la durée de la résidence, la nationalité du conjoint…) pour empêcher les expatriés d’accéder à des postes importants et de se porter candidats à la présidence de la République. “Ces lois, si elles sont votées par le Parlement vont conduire tout simplement à rayer de la liste un peu moins d’un quart des Algériens”, dénonce Youghourthen Ayad, président de l’Association des Algériens des deux rives et de leurs amis (Adra). Selon lui, la mobilisation de tous est l’unique moyen qui pourrait infléchir les pouvoirs publics et empêcher la réforme de passer. Pour se faire entendre, les Algériens de l’étranger comptent également sur leurs compatriotes au pays. Beaucoup ont signé les pétitions mises en ligne par certaines associations.
L’idée d’un rassemblement à Alger fait également son chemin. Par ailleurs, des appels sont lancés afin que des manifestations similaires soient organisées devant les représentations diplomatiques algériennes dans tous les pays abritant une forte communauté émigrée. “Nous ne devons pas baisser les bras. Il faut continuer à faire pression”, insiste M. Ayad. Sur les réseaux sociaux, en tout cas, la bataille continue à être livrée avec force arguments. Les Algériens de France, tout en dénonçant un déni de citoyenneté, évoquent un délit de trahison qui efface d’un trait le sacrifice des émigrés et leur contribution à la guerre d’Indépendance. Des questions fusent, par ailleurs, sur les motivations et les sous-entendus de cette réforme qui remet en cause, fondamentalement, la campagne de charme vis à vis de la diaspora engagée auparavant.


S. L.-K.  


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3 réactions
franchise le 26/01/2016 à 12h29

-ils desarment assez rapidement quand il s'agit de la france qui dicte ces lois,on les entend presque pas,,de bon citoyens,,mais quand il s'agit de l'algerie ,ils desarme pas nos valeuruex et braves cocitoyen....un peut selectif le desarmage....ya mehgourti ya jarti disait l'autre

jehan de froissard le 26/01/2016 à 16h31

Quelle diaspora ? Une diapora de pouilleux après 1963 . Ensuite en 1990 une diaspora de blédar avec comme mot d'ordre ' Bab el Oued chouhada Alors ceux là ces les mendiants parvenus. Comme mot d'ordre Adra . cause toujours tu m'intéresse ?

Fennec le 27/01/2016 à 7h33

"Monsieur" Raouraoua aussi veux son article 51, les binationaux moins de 27 qns ne peuvent plus être recruté dans les clubs Algériens?????? Et au lieu d'effectuer des contrôles financiers des clubs et les obligés à payer leur impôts et cotiser à la secu. Il plafonne les salaires pour permettre aux Hadad, Hannachi et consorts de payer les différences au noir et persévérer dans l’illégale.

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