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Ils ont adressé une lettre ouverte aux parlementaires

Les Algériens du Canada exigent l’abrogation de l’article 51


Le controversé article 51 du projet de révision constitutionnelle qui sera adopté dimanche prochain par le Parlement continue de faire des vagues parmi la diaspora algérienne. Des personnalités établies au Canada ont signé, lundi, une lettre ouverte aux parlementaires, leur demandant l’abrogation “pure et simple” de cette disposition qui exclut les binationaux des hautes fonctions de l’État et de la Fonction publique.
Parmi les initiateurs de l’interpellation des députés et sénateurs figure une brochette d’entrepreneurs et d’universitaires, comme l’écrivain et physicien Ahmed Bensaâda, qui nous a précisé que la lettre est rédigée, pour la symbolique, dans les deux langues nationales et officielles, l’arabe et tamazight, en plus du français. Dans le courrier intitulé “Appel pour l’enchâssement, dans la Constitution algérienne, d’une égalité réelle entre les citoyens algériens”, les signataires appuient leurs arguments sur des articles du même projet qui mettent en exergue l’égalité entre tous les Algériens, à l’image de l’article 24 bis qui stipule que “l’État veille à la sauvegarde de l’identité des citoyens résidant à l’étranger, au renforcement de leurs liens avec la nation, ainsi qu’à la mobilisation de leur contribution au développement de leur pays d’origine”.
Les auteurs de la lettre ouverte convoquent l’article 29 pour convaincre du bien-fondé de leur démarche. L’article en question spécifie que “les citoyens sont égaux devant la loi, sans que puisse prévaloir aucune discrimination pour cause de naissance, de race, de sexe, d’opinion ou de toute autre condition ou circonstance personnelle ou sociale”. Les signataires ne manquent pas de relever que l’article 51 est en flagrante contradiction avec certaines dispositions du projet que les parlementaires s’apprêtent à valider.
Bien plus, il est “discriminatoire et offensant” envers une frange du peuple algérien et constitue “un danger à court et long termes pour l’unité et l’intégrité de notre nation”, explique-t-on. C’est pourquoi ils demandent aux parlementaires d’abroger l’article 51. “Étant convaincus que le principe d’égalité des citoyens devant la loi est un principe universel des droits fondamentaux de l’Homme et qu’il doit être constitutionnellement enchâssé, nous demandons l’abrogation pure et simple de l’article 51”, conclut le document. La communauté algérienne établie à l’étranger ne cesse de se mobiliser pour dénoncer l’article en question.
La Mouvance migratoire Ô Canada, une organisation citoyenne de défense des droits des immigrants, a déjà observé un rassemblement devant le siège du consulat général d’Algérie à Montréal pour exiger le retrait de cet article. Près de 100 000 Algériens vivent au Canada, un chiffre avancé par l’ancien ambassadeur d’Algérie à Ottawa. La plus grande vague s’est installée durant les années 2000. Depuis l’arrivée de Bouteflika au pouvoir, plus de 840 000 compatriotes ont quitté le pays, alors qu’ils étaient 110 000 à avoir fui le terrorisme durant la décennie noire, selon une étude du think tank américain Pew Research Center.

Y. A.



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