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Intégration des arômes locaux dans la production nationale

Les aromaticiens et des filières agroalimentaires se concertent

Siège du ministère du Commerce. ©D. R.

Beaucoup d’arômes peuvent être fabriqués localement, mais pour d’autres, il faut un temps pour les développer.

La levée de la suspension provisoire à l’importation des arômes alimentaires nécessaires à la production de plusieurs produits alimentaires, à l’instar des jus et boissons, yaourts, biscuits et confiseries, décidée, lundi, par le ministère du Commerce, a été accueillie avec soulagement par le président de l’Association des producteurs algériens de boissons (Apab), Ali Hamani.
Lors d’une conférence de presse, organisée hier au siège d’Algex, en collaboration avec le consortium des producteurs d’arômes, Ali Hamani a tenu à remercier le ministre du Commerce pour cette décision et le Premier ministre pour avoir reconnu qu’il y avait des erreurs dans le décret portant sur l’interdiction d’importation de certains produits. Le président de l’Apab a réaffirmé, à cette occasion, l’engagement des producteurs de boissons à maintenir la concertation avec les aromaticiens pour concrétiser le principe d’intégration en amont et en aval. Il a souligné le soutien de son association à la démarche du gouvernement visant à réduire le déficit de la balance commerciale. Il a estimé qu’il n’y a pas de divergences sur les objectifs de l’économie nationale mais, d’après lui, “c’est la démarche qui a fait défaut”. Pour sa part, Abdelwahab Ziani, président du consortium algérien des fabricants d’arômes, a déploré qu’il n’y a pas eu assez de concertation entre les différents acteurs dans la prise de décision d’interdiction de l’importation des arômes alimentaires, mais y voit néanmoins un bon côté dans la mesure où cette situation a permis le rapprochement entre les filières boissons et arômes.
D’ailleurs, il a annoncé qu’une feuille de route a été tracée entre le consortium des aromaticiens et quatre filières de l’agroalimentaire (boisson, biscuiterie, confiserie, yaourt et fromage) pour, justement, coordonner l’intégration des arômes locaux dans la production nationale. Des évaluations mensuelles vont être effectuées et leurs résultats seront transmis à la commission ministérielle de sauvegarde de la production nationale. Selon Abdelwahab Ziani, beaucoup d’arômes peuvent être fabriqués localement mais, pour d’autres, il faut un temps pour les développer, rejoignant ainsi les propos des producteurs de boissons qui estimaient que les producteurs locaux d’arômes ne peuvent pas, dans l’immédiat, répondre aux besoins des entreprises, d’une part, et mettre sur le marché les variétés d’arômes exigées par les producteurs de boissons, d’autre part.

Saïd Smati


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