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L’ONG britannique Article 19, à propos du mouvement populaire

“Les autorités algériennes doivent mettre fin à la répression”

© Louiza Ammi/Archives Liberté

Cette ONG estime que les charges retenues contre les détenus, à savoir “atteinte à l’intégrité du territoire national” et “incitation à la réunion”, sont “vagues, sans fondement et violent les normes internationales quant aux droits de l’Homme”.

Réagissant à l’évolution de la situation en Algérie, l’ONG britannique Article 19 s’en est prise avec véhémence au pouvoir, qu’elle exhorte de mettre fin à la répression. Dans une déclaration de Saloua Ghazouani Oueslati, directrice d’Article 19 pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, il est souligné que “les autorités doivent mettre fin à leur répression incessante des voix dissidentes et garantir le droit des personnes à la liberté d’expression et de réunion”. Dans la même réaction, l’ONG a appelé les autorités “à la libération immédiate de toutes les personnes arrêtées”. 

Rappelant la genèse du soulèvement, Article 19 souligne : “Les manifestations qui ont éclaté dans les villes algériennes en février 2019 ont été provoquées par la proclamation par l’ancien président de se représenter, alors qu’il était malade et largement considéré comme inapte.” “Depuis le début des marches, les autorités algériennes ont arrêté plus d’une centaine de manifestants, journalistes et militants, violant leurs droits à la liberté d’expression et d’association en vertu de la Constitution algérienne et du droit international”, ajoute l’ONG.

“Depuis octobre 2019, la répression par la police des manifestants à Alger a entraîné des actes de violence, utilisation de matériel antiémeute et de matraques”, souligne Article 19, ajoutant qu’elle demande au gouvernement de “libérer toutes les personnes accusées d’avoir exercé leur droit à la liberté d’expression”. Toujours à propos de la répression des manifestations pourtant pacifiques, Article 19 rappelle que les charges retenues contre les détenus sont l’“atteinte à l’intégrité du territoire national” et l’“incitation à la réunion”.

Selon l’ONG, ces accusations “sont vagues, sans fondement et violent les normes internationales en matière des droits de l’Homme”. “La répression brutale des manifestants et des journalistes par l’État algérien constitue une violation flagrante des droits de l’Homme. Au lieu de harceler légalement les manifestants et de violer leur droit à la liberté d’expression, les autorités algériennes doivent garantir le droit des personnes à la liberté d’expression et d’association”, dénonce encore l’ONG, précisant que parmi les manifestants incarcérés, on dénombre plusieurs militants des droits de l’Homme, notamment les animateurs de l’association Rassemblement Actions Jeunesse.

Article 19 a cité également le militant et moudjahid Lakhdar Bouregâa, arrêté le 23 juin 2019, et Nour-El Houda Yasmina Dahmani, étudiante, arrêtée à la suite d’une marche des étudiants à Alger le 17 septembre dernier. “Après leur arrestation, ils ont été placés en détention provisoire”, souligne l’ONG. “Brahim Daouadji et quatre autres militants ont été arrêtés à Mostaganem, le 12 octobre 2019, pour avoir contesté la visite du ministre de la Jeunesse.

Le 13 octobre 2019, le tribunal de première instance a accusé les prévenus d’‘incitation à la réunion’ et les a condamnés à trois mois de prison”, dénonce Article 19.  Concernant les médias, l’ONG a souligné qu’elle est “profondément préoccupée par les mesures prises par les autorités pour bloquer les comptes de médias sociaux, les sites web et les autres médias qu’elles jugent dissidents. 

Le groupe facebook Algérie-Debout, qui compte plus de 60 000 membres, a été piraté et fermé par l’État”, dénonce l’ONG, ajoutant que “de nombreux journalistes et organes de presse ont subi une surveillance visant à intimider et à censurer les médias indépendants”. “Ce type de censure jette une ombre effrayante sur la liberté d’expression en Algérie et empêche les gens d’accéder à des informations vitales”, souligne Article 19.

 

M. Mouloudj

 

 

 



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