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Les liquidités ont baissé de 2 800 à 1 037 milliards de dinars depuis 2012

Les banques souffrent d’un déficit de trésorerie


Certaines banques souffrent actuellement d’un déficit conjoncturel de trésorerie. Elles traversent une phase difficile marquée par un assèchement de liquidités. Le trend baissier des liquidités bancaires a commencé dès l’exercice 2012 en passant de 2 800 milliards de dinars à 821 milliards de dinars en 2016 et à 1 037 milliards de dinars à fin janvier 2017, soit l’équivalent de 100 milliards de dollars.
Toutefois, avec le lancement dans les prochains jours de nouveaux instruments de politique monétaire dont l’Open Market et la facilité du prêt marginal, ces banques auront la possibilité de se refinancer auprès de la Banque d’Algérie (BA). Elles pourront ainsi redresser leur situation, estime le directeur général du crédit et de la réglementation à la BA, Mohamed Lahbib Goubi. Quant aux taux d’intérêts bancaires excessifs pratiqués par les établissements financiers, la BA réagit en décidant leur plafonnement. Cette décision est prise après plusieurs rappels à l’ordre de la part de la BA à toutes les banques de la place contre cette pratique qui sont restés sans suite.
Pour finaliser ce projet, l’institution que dirige Mohamed Loukal attend de recevoir les déclarations des banques sur leurs taux effectifs globaux. Une instruction a été envoyée, dans ce sens, aux banques depuis le 1er septembre dernier, pour qu’ils communiquent leurs taux effectifs globaux. Ceci permettra à la BA, indique M. Goubi, de calculer un taux effectif moyen pratiqué par la place. C’est ce taux qui servira à fixer le seuil à ne pas dépasser. La règle de détermination du taux bancaire excessif est, faut-il le préciser, déjà fixée. La BA considère qu’il y a un dépassement lorsque le “taux effectif moyen” est dépassé de 20%. “Tout ce qui dépasse ce seuil de 1/5e est considéré comme un taux excessif et la BA doit le rabaisser et corriger le taux nominal avec les accessoires qui lui sont liés”, explique le DG du crédit à la banque des banques. Cette action, qui vient “contrecarrer la liberté des banques à fixer les taux d’intérêt créditeurs et débiteurs”, a pour but de “protéger les consommateurs contre les abus” de ces mêmes banques et, en même temps, “à limiter les dispersions dans les taux pratiqués par les banques pour les ramener vers un taux acceptable”.

Taux d’intérêt excessifs : un plafonnement sera fixé bientôt  
Dans la note envoyée aux banques commerciales, la Banque centrale cite sept catégories de crédits visés par la règle de détermination du taux bancaire excessif. Il s’agit, a affirmé M. Goubi, jeudi, sur les ondes de la radio Chaîne III, du découvert, du crédit à la consommation, des crédits à court terme, des crédits à moyen terme, des crédits à long terme, des crédits de financement de l’habitat et du leasing. Pour lui, cette liste n’est pas définitive, elle est susceptible d’être modifiée, suivant des constats qui peuvent être établis à l’avenir et des discussions avec les banques. Le représentant de la BA ne fait, par ailleurs, aucune différence entre les banques conventionnelles et celles dites “islamiques”, elles sont traitées de la même manière. Car, argue-t-il, elles pratiquent toutes des taux d’intérêts et sont toutes concernées par les taux bancaires excessifs. Interrogé sur la rareté ou l’inexistence de la petite monnaie sur le marché, M. Goubi relève que la petite pièce est bel et bien disponible au sein des succursales de la Banque centrale. “C’est un problème d’organisation. Les banques commerciales refusent de les prendre à partir de ces structures car cela leur fait un travail en plus”, répond l’invité de la chaîne III.

B. K.


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