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Réduction de l’offre pétrolière mondiale

Les compagnies américaines resserrent les vannes

© D.R

Les compagnies américaines Exxon Mobil, Chevron, ConocoPhillips, Continental Resources, Mewbourne Oil, W&T Resources ont annoncé avoir décidé de réduire leur production de pétrole, une décision dont l’entrée en vigueur est prévue pour juin prochain, selon Energy Intelligence. Ainsi, le géant texan Exxon Mobil s’est engagé à baisser sa production de 400 000 barils par jour, ConocoPhillips d’environ 460 000 barils par jour, la société privée Mewbourne Oil de quelque 50 000 barils par jour, W&T Resources de 3 300 barils par jour, Chevron de 400 000 barils par jour et Continental Resources de 95%. Ces coupes importantes concernent la production onshore et offshore.

Elles ont été opérées par de grandes et de petites entreprises, appartenant aussi bien au secteur privé qu’au secteur public. Qu’est-ce qui a poussé les compagnies américaines à prendre cette décision ? En fait, non pas qu’elles souhaitent se joindre à l’effort de mise en œuvre du plan de baisse de production établi par l’Opep+, mais plutôt parce que les bas prix du brut sur le marché mondial les y ont forcés. À 20 dollars le baril, le modèle économique, qui sous-tend l’industrie du pétrole de schiste aux États-Unis, ne tient plus.

Et, la détérioration des prix de l’or noir pourrait forcément être fatale aux entreprises opérant dans ce secteur, qui ont besoin, en moyenne, d’un baril autour de 50 dollars pour être rentables. Elles se voient donc obligées de mettre en veilleuse une partie de la production en attendant que la tempête passe. Encore faut-il qu’elle passe ! “Lorsque le marché n’exige pas de production à court terme, nous ne devrions pas investir pour la livrer”, a déclaré le P-DG de Chevron, Mike Wirth, cité par Energy Intelligence.

Et d’ajouter : “Nous devrions conserver l’argent.” Alors que les cours n’étaient pas encore tombés aussi bas, Moody’s, une agence de notation financière, entrevoyait qu’au moins 30% des entreprises du secteur pétrolier aux États-Unis feraient faillite avant la fin de la décennie. Cette situation pourrait entraîner des pertes de plus de 10 millions d’emplois d’ici aux deux prochaines années et de 10 000 milliards de dollars pour l’économie d’ici à 2030. Energy Intelligence estime que la production de pétrole aux États-Unis chutera de 3 millions de barils par jour ou plus cette année.

Cela devrait faire perdre au pays son statut de premier producteur mondial de pétrole. Un déclin inéluctable ? Rien n’augure pour l’instant d’une reprise des cours et de l’économie mondiale. Et le problème des stocks constitue, à lui seul déjà, un obstacle majeur au redressement des prix de l’or noir. Il y a beaucoup trop de pétrole sur le marché aujourd’hui, une offre opulente jamais vue auparavant. Les stocks sont presque saturés, mais la production continue de dépasser largement la demande. “Tant que les volumes de stockage continueront de s’accumuler, les prix du pétrole resteront probablement bas.

Même si tout revient à la normale, une fois la pandémie de coronavirus vaincue”, estime Cyril Widdershoven, un spécialiste reconnu du marché mondial de l’énergie.

 

 

 

Youcef Salami


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