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DES associations de PARENTS D’ÉLÈVES DE 16 WILAYAS demandent de retarder la rentrée scolaire

“Les conditions ne sont pas réunies”

© Archives Liberté

La rencontre organisée par les associations des parents d’élèves a été une opportunité pour les participants de faire, pour la première fois selon certains d'entre eux, le diagnostic de la situation du secteur éducatif.

Les nombreuses difficultés scolaires auxquelles sont régulièrement confrontés les élèves des écoles primaires, des CEM et des lycées ont fait l'objet, cette semaine, d'une large concertation lors d'une rencontre régionale qui a regroupé à Chlef les associations des parents d’élèves venues de 16 wilayas de l'ouest du pays. Il s’agit, d’après ce qu'ont évoqué les participants, des problèmes qui sont liés au transport, aux manuels scolaires, à la cantine, à l’enseignement pédagogique et à plusieurs autres aspects négatifs rencontrés chaque année.

Organisée par l’Association nationale des parents d’élèves afin de soulever l’ensemble des préoccupations vécues sur le terrain aux autorités supérieures du pays, la rencontre a été une opportunité pour les participants de faire, pour la première fois, selon certains d'entre eux, le diagnostic de la situation du secteur éducatif qu'ils ont qualifiée de mauvaise et même d’archaïque à différents niveaux. “Le secteur de l’éducation, en général, est malade et doit impérativement faire l’objet d'un assainissement pédagogique, administratif et de gestion.” 

Pour les représentants des wilayas du Sud, la situation est beaucoup plus dramatique et nécessite une attention tout à fait particulière de la part des autorités centrales du pays. “Nous concernant, les salles de classe dans presque tous les établissements scolaires ne sont pas climatisées. C'est dans une vraie et insupportable fournaise que nos enfants étudient. Que des solutions soient trouvées à cet épineux problème qui nous inquiète davantage à chaque fois que la rentrée scolaire approche”, demandent les représentants de Béchar, de M’sila et de Tissemsilt.

De son côté, le secrétaire général de l’Association nationale des parents d’élèves, Abdallah Kassoul, a fait savoir qu'il est temps pour les responsables du ministère de l'Éducation nationale d'assumer leurs responsabilités et de prendre sérieusement en considération les préoccupations du secteur “dont une plateforme revendicative leur sera transmise à l'issue des travaux de cette rencontre”. Selon lui, la distribution des manuels scolaires pour l’ensemble des trois paliers n’a pas été faite de manière judicieuse et équitable à travers le territoire national. 

D’où, toujours selon lui, une anarchie totale se produit et se répète à chaque rentrée scolaire dans plusieurs wilayas du pays, ce qui oblige presque tous les parents d’élèves à acheter les manuels scolaires chez des particuliers au marché informel et à des prix exorbitants. Évoquant le volet pédagogique actuellement mis en application dans le cycle du primaire pour ce qui concerne les classes préparatoires, d'autres intervenants ont fait savoir qu’il serait plus judicieux, rentable et efficace de faire passer les enfants directement en première année primaire, “ce qui éviterait le favoritisme vécu actuellement pour certains au détriment de plusieurs autres”.

Le système des classes pédagogiques spéciales en faveur des enfants handicapés ou à besoins spécifiques “qu'il faut généraliser et uniformiser à travers toutes les wilayas du pays”, la réalisation de groupes scolaires dans certaines des localités de plusieurs wilayas pour faire face à la surcharge dont souffrent plusieurs établissements scolaires, la dotation de ces derniers de caméras de surveillance et d’agents de sécurité à la hauteur compte tenu des cas d’enlèvements d’enfants qui se sont multipliés ces dernières années et l’augmentation du prix du repas scolaire soutenu par l’État dans le but d’améliorer sa qualité demeurent entre autres, parmi les nombreuses revendications des parents d’élèves des 16 wilayas ayant pris part à cette rencontre et qu'ils viennent de transmettre au ministère de tutelle pour approbation. Ensemble, les séminaristes ont demandé, enfin, le report de la rentrée scolaire à la fin du mois d’octobre “ce qui nous permettra de parfaitement finaliser et concrétiser toutes les formalités indispensables à une rentrée dans d’excellentes conditions”.

 


AHMED CHENAOUI


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