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Tomate industrielle dans la région Est

Les cultivateurs menacent d’abandonner la filière


Se disant fatigués et à la limite du désespoir devant la passivité qu’opposent les pouvoirs publics à leurs préoccupations, les cultivateurs de tomate industrielle des wilayas d’Annaba et d’El-Tarf montent au créneau et menacent d’abandonner cette filière.
Les représentants des fellahs ont contacté Liberté pour dénoncer le peu d’intérêt qu’accordent les responsables des services agricoles de leurs wilayas respectives et les directeurs de banques à leurs soucis financiers. Des soucis qu’ils subissent
par contrecoup de ceux qui se posent aux propriétaires des unités de transformation de la tomate industrielle, arguent-ils. Et d’expliquer que les industriels concernés, bien que faisant eux-mêmes face à de grandes difficultés, ont, de tout temps, été à leurs côtés, supportant sans faillir leurs frais de campagne, et ce, durant les cinq dernières années. “Les patrons d’usines avec lesquels nous entretenons des relations de confiance nous aident à faire face aux dépenses afférentes à l’acquisition des équipements, des intrants et autres, tout au long de la saison. Nous savons qu’il en est parmi eux qui n’arrivent pas à faire aboutir la mesure concernant le rééchelonnement des dettes qu’ils ont contractées auprès de la Badr, une décision émanant pourtant de la plus haute instance du pays, dans le but d’éviter
la fermeture définitive de ces unités qui transforment notre production. Nos partenaires étant dans une situation économique périlleuse, nous commençons à perdre pied, et beaucoup d’entre nous pensent sérieusement à se convertir
à d’autres cultures que celle de la tomate industrielle”, nous confie l’un de ces délégués. Évoquant le danger autrement plus grand que représente l’importation du triple concentré de tomates, un autre membre du groupe de protestataires estime que les énormes quantités de ce produit, débarquées à Annaba ces derniers mois, ne sont pas pour rassurer les agriculteurs. “Nous ne pourrons plus écouler notre production de tomate avec cette concurrence déloyale que sont en train de nous imposer certains industriels. Les autorités doivent réagir avant qu’il ne soit trop tard”, objectera-t-il, avant de prendre congé. Il y a lieu de signaler que
23 000 ha ont été réservés à la culture de la tomate industrielle, en 2018, au niveau national, pour une production d’environ
13 millions de quintaux. Les statistiques révèlent que près de 12 millions de quintaux de ce fruit ont été produits en 2017, dont 80% par les seules wilayas
d’El-Tarf, d’Annaba, de Guelma et de Skikda. D’autres sources révèlent que les unités de transformation disposent de stocks avoisinant les 120 000 tonnes de double concentré de tomates, alors que la consommation nationale de ce produit est, bon an, mal an, de 100 000 tonnes.
Ce qui signifie en d’autres termes que la tendance est à l’autosuffisance et même
à l’exportation de la belle et saine tomate algérienne. “Alors, pourquoi continuer à importer le triple concentré et au prix coûtant ?”, s’interrogent les cultivateurs.


A. Allia



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