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Les démembrements d’Al-Qaïda inquiètent les Américains

Si son noyau central a été affaibli, notamment après l’assassinat de Ben Laden par les forces spéciales américaines et sur ordre d’Obama en personne, voilà plus d’une année, dans sa résidence dans une banlieue d’Islamabad, proche d’un complexe militaire pakistanais, le réseau de la nébuleuse terroriste dans son ensemble ne l'a absolument pas été. Il n’y a qu’à pointer les théâtres d’activités terroristes de par le monde.
Le président américain qui soutenait, il y a peu, que  son “noyau central s'achemine vers une défaite”, est passé aux aveux : Al-Qaïda est “loin d'être vaincue”. Vendredi, Obama remarquait au cours dune conférence de presse à la Maison-Blanche que les groupes régionaux affiliés à Al-Qaïda continuent à “faire peser de graves menaces”, alors qu’à la fin de la campagne pour sa réélection, il plastronnait en lançant qu'après la mort de Ben Laden, c'était l'organisation dans son ensemble qui était “sur le chemin de la défaite”.  
Bruce Riedel, ancien analyste de la CIA aujourd'hui au centre de réflexion Brookings, n’a pas raté l’occasion pour contredire l’optimisme du président américain, relevant qu’au cours des dix dernières années, il y a eu une expansion du nombre et de l'étendue géographique de ses affiliés et alliés, indiquant qu'Al-Qaïda et sa marque sont loin d'être vaincues.
Ces dernières années, Al-Qaïda s'est, en effet, atomisée en des entités largement autonomes jusqu'au Sahel ou en Somalie. Les experts de la fameuse Rand Corporation qui suit de très près les évolutions et pulsions du monde arabo-musulman, n’en pensent pas moins. Les alertes ont, selon la Maison-Blanche, mis en échec une tentative d’attentat contre le consulat US à Milan (Italie) mais surtout un plan d’Al-Qaïda dans la Péninsule arabique (Aqpa) pour s'emparer de plusieurs villes et installations pétrolières au Yémen dont le chef, Nasser Al-Whaychi, a récemment été élevé au rang de numéro deux de toute l'organisation par l’Égyptien Ayman al-Zawahiri qui a pris la relève de Ben Laden. Les experts antiterroristes d’Obama ont observé une phase de reconquête d’Al-Qaïda dans le monde avec notamment la fusion en Irak de branches terroristes syrienne et irakienne en un “État islamique en Irak et au Levant” (EIIL).
L'évasion de plus de 500 détenus de deux prisons irakiennes en juillet pourrait avoir un impact  énorme sur l'activité d'EIIL dans les prochains mois, selon ces experts. En Syrie, au moins 485 combattants étrangers ont été tués pendant le mois de Ramadhan, selon une ONG syrienne, un nombre qui inquiète le numéro deux de la CIA Michael Morell qui, dans une rare interview, s'est alarmé que le pays, avec ses groupes terroristes, ne devienne un nouveau sanctuaire pour le réseau d’Al-Qaïda.  
La révélation dans la presse américaine de l'existence d'une “conférence téléphonique entre Al-Zawahiri et les principaux dirigeants des groupes affiliés” évoque le maintien d'une coordination entre eux et de consignes venues du sommet. Mais, nombre d'observateurs s'interrogent sur cette fuite dans le contexte des déboires de la NSA face à l'affaire Snowden et étant donné les méthodes de communication habituelle par coursier utilisés par les dirigeants de l’internationale terroriste.

D. B