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ENFERRÉE DANS UNE CRISE CHRONIQUE

LES DIFFICULTÉS FINANCIÈRES CONGÈLENT L’ENIEM

© D. R.

Le brouillard s’est encore installé à l’Eniem (Entreprise de production des produits électroménagers) de Tizi Ouzou qui risque une cessation totale de ses activités, faute de ressources financières pour s’approvisionner en matières premières, a alerté, hier, la section syndicale, affiliée à l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), dans un communiqué.

“Notre entreprise est sinistrée. Au bord de l'asphyxie financière, à tel point qu'elle est incapable d'assurer son approvisionnement en matières premières”, a déclaré la section syndicale, expliquant que “nonobstant nos incessantes alertes, les promesses tardent à prendre corps et jusqu'à présent, aucune solution concrète ne semble poindre à l’horizon”. Et d’insister sur le fait qu’“aujourd’hui, le point zéro est atteint avec un épuisement total des stocks à la fois de la matière première et des produits finis.

Devant cet état de fait, qui n'est rien de moins qu'une impasse, l'impatience et l'agitation gagnent les travailleurs et le risque d'un conflit social est bien palpable”. Les travailleurs de cette entreprise, autrefois fleuron de l’industrie électroménagère nationale, en appellent aux pouvoirs publics pour aider leur entreprise à sortir de la zone de turbulences. 

Pour ces représentants des travailleurs, et comme indiqué précédemment dans la lettre ouverte adressée, le 3 mai dernier, au président de la République, la sortie de crise de l'Eniem passe forcément par la mise en œuvre d'un plan de sauvetage.

“Ce plan implique, d'une part, l'octroi d'un crédit d'investissement conséquent à même de permettre à l'entreprise de rénover ses outils de production et, d'autre part, le gel du décret exécutif 20-313 fixant les conditions et modalités d'admission au bénéfice du régime fiscal préférentiel aux fins de donner le temps nécessaire à l'entreprise d'atteindre les taux d'intégration fixés dans le décret précité”, est-il expliqué dans le document.

Cette section syndicale a affirmé que dans l'immédiat, pour sortir de l'ornière, l'Eniem  a  impérativement  besoin  d’un  fonds  d'exploitation  d'au  moins  3 milliards de dinars à l’effet de financer son cycle opérationnel.

“Nous réclamons l'effacement des dettes que traîne l'entreprise ou du moins un moratoire pour libérer un tant soit peu l'entreprise des contraintes inhérentes au service de la dette et aider à rétablir son autonomie financière”, a clamé la section syndicale qui affirme que quand bien même, elle serait en difficulté, l'Eniem n'en demeure pas moins viable.

“Aussi appelons-nous à l'engagement et à la mobilisation de tout le monde pour la sauvegarde de ce patrimoine économique, social, mémoriel, national et intergénérationnel”, a-t-elle poursuivi avant d’annoncer une conférence syndicale en septembre en vue de débattre de la situation et d'éventuelles actions à mener en faveur de la pérennité de notre entreprise. 

À  noter  que  suite à  une  cessation  de  l’activité, les  travailleurs  de cette entreprise ont été mis en congé anticipé pour un mois, du 6 juin  au 6 juillet derniers.  Le  P-DG  de  l’entreprise, Mustapha Chaoui, avait  évoqué, à ce moment-là, une rupture de stocks des intrants nécessaires pour la production, due, de nouveau, à un problème de trésorerie. 

Le même responsable avait pourtant annoncé, en janvier dernier, que la dette de l'entreprise auprès de la Banque extérieure d'Algérie, qui avoisine les 4,4 milliards de dinars, s'accompagnera d'une période de détente de 3 années pour donner un nouveau souffle à l'entreprise. Seulement, neuf mois après cette annonce, l’Eniem est encore au bord de l'asphyxie financière.
 

K. TIGHILT


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