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Accord Opep et non-Opep

Les discussions sur sa reconduction reportées

© D.R.

Hormis le satisfecit concernant le niveau de conformité à l’accord de réduction de la production pétrolière par les membres de l’Opep et la Russie qui a atteint un niveau exceptionnel de 116%, le plus élevé depuis le début du processus, la 5e réunion du Comité ministériel conjoint de suivi Opep et non-Opep (JMMC) tenue, vendredi, à Vienne, entre ministres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et la Russie, n’a pas pris de décision quant à la prolongation de leur accord de réduction de la production, au-delà de mars 2018.
Selon le ministre de l’Énergie, Mustapha Guitouni, qui participait à la réunion, “les choses vont bien puisque les quotas étaient respectés par les pays participants avec un taux de 116%. On n’a pas donc discuté de l’extension de l’accord au-delà de mars 2018. On a laissé cette question à la réunion de novembre prochain”. “Tout dépend des fluctuations du marché, on ne peut pas anticiper maintenant, mais en novembre, des décisions seront prises”, a-t-il souligné.
Abondant dans le même sens, d'autres ministres ont déclaré qu'une prorogation de l'accord pourrait être décidée en novembre, lors de la prochaine réunion plénière de l'Opep. C’est le cas du ministre vénézuélien du Pétrole, Eulogio Del Pino, qui a déclaré : “Nous allons prendre des décisions en novembre”, ajoutant que toutes les options étaient à l'étude, y compris une prolongation de l'accord.
De son côté, le ministre russe de l’Énergie, Alexandre Nova, ne pense pas qu’il va y avoir une décision avant janvier de l'année prochaine. “Je pense que nous ne reviendrons pas sur cette question avant janvier de l'année prochaine”, a-t-il estimé, à l’issue de la réunion. Pour lui, “cette option est ouverte, mais nous nous retrouverons pour discuter posément et prendre une décision bien plus tard”.
Concernant les effets de l’accord sur le marché, Mohammed Sanusi Barkindo, le secrétaire général de l’Opep, a jugé que les chiffres “confirment au-delà de tout doute raisonnable” que “le rééquilibrage du marché est engagé”. “Nous avons tout lieu de nous réjouir des progrès constants que nous avons obtenus dans nos efforts communs pour surmonter le cycle actuel du marché pétrolier, qui est peut-être le pire de tous les cycles que nous ayons connus ces derniers temps”, a souligné le diplomate nigérian.
Par ailleurs, lors de sa 5e réunion, le JMMC a accueilli favorablement la participation de l'Irak, de la Libye et du Nigeria qui ont réaffirmé leur engagement à travailler en étroite collaboration avec d'autres pays producteurs participants pour assurer le succès de la déclaration de coopération. Tout porte à croire donc que le marché est aujourd’hui manifestement bien en voie de rééquilibrage. Mais, comme l’a expliqué le ministre koweïtien du Pétrole, Issam Almarzooq, “ce n’est pas le moment de lever le pied, nous avons encore du travail à faire pour ramener les stocks à leur niveau moyen des cinq dernières années et contribuer à rendre une stabilité durable au marché”.
Il faut souligner que les cours du pétrole ont gagné plus de 15% au cours des trois derniers mois, à un peu plus de 56 dollars le baril pour le Brent de la mer du Nord, ce qui tendrait à prouver une certaine efficacité de cet accord.  


Saïd Smati

 


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