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A la une / Actualité

Ecole nationale supérieure des travaux publics

Les enseignants dénoncent “une gestion désastreuse”

Le collectif enseignant de l’École nationale supérieure des travaux publics (Enstp) dénonce la “mauvaise” gestion de son établissement par la direction actuelle. Dans un communiqué rendu public, il déplore le “management aussi mauvais qu’hégémonique du directeur en poste”. La gestion du premier établissement d’enseignement supérieur de l’Algérie indépendante n’a jamais été, relèvent les enseignants, aussi “désastreuse” depuis 51 ans d’existence. “Non content de n’apporter aucune plus-value significative à l’institution, il n’hésite pas à menacer, à tenir un langage ordurier et à relever toute personne qui ose lui porter la moindre contradiction”, déclarent-ils en parlant du premier responsable de l’école. Tous les efforts entrepris en vue de remédier à cette situation “délétère”, affirment-ils, se sont brisés devant l’“arrogance et l’obstination du premier responsable avec sa fameuse phrase : ‘Je suis le directeur, c’est moi seul qui décide !’” Face à cette situation de blocage, une majorité d’enseignants et la quasi-totalité des responsables de structure ont décidé de saisir la tutelle pour demander le départ de ce directeur.
Les protestataires relèvent que, de l’avis même des membres de la commission dépêchée par le ministère le 13 juin dernier, “jamais un responsable d’institution n’a fait autant l’unanimité contre lui : presque tous ses collaborateurs refusent de travailler avec lui !” lit-on dans le communiqué. Selon les plaignants, le bilan du directeur depuis son installation en juillet 2014 est “catastrophique”.
“Non seulement il ne peut se prévaloir d’aucune réalisation digne de ce nom, mais toutes les avancées qui faisaient de l’ENSTP une école à l’avant-garde de l’innovation sont aujourd’hui enterrées”, regrettent-ils. Le collectif cite, à ce propos, plusieurs exemples dont la revue Algérie Équipement, créée en 1991, disparue en 2017, la mise en place d’un système de management de la qualité selon la norme ISO 9001, lancée en janvier 2014, arrêtée brutalement et abandonnée fin 2014, la création de Télé TP, un projet entamé en 2013 mais abandonné, la création d’une filiale de valorisation, un projet finalisé et adopté en conseil d’administration en avril 2015 et oublié dans un tiroir depuis.
“Quant au montage d’une formation d’intérêt national relative au diagnostic et à la réhabilitation des ouvrages d’art, entre 2012 et 2013, il a été délaissé après une année d’exécution (2014)”, déplorent encore les protestataires. Soucieux de sauvegarder l’école et de préserver sa notoriété, le collectif enseignant reste mobilisé jusqu’à la satisfaction de sa revendication et la “disparition de la menace qui pèse sur l’avenir de l’école...”


B. K.


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