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Ils ont organisé hier une marche au centre d’Alger

Les enseignants rejettent “la feuille de route” de Bouteflika

Plus que jamais en phase avec le mouvement populaire, et en soutien à ce dernier, les enseignants des différents cycles ont observé hier une grève nationale et organisé des marches depuis les Directions de l’éducation vers les places publiques, notamment à Maurice-Audin, comme ce fut le cas pour Alger.
Des centaines d’enseignants en blouses blanches, qui ont été rejoints par les étudiants de l’École normale supérieure, ont convergé tôt hier matin, vers l’esplanade de la Grande-Poste, pour exprimer leur rejet du dernier message du président Bouteflika.
Outre le perpétuel “Silmia, silmia” (pacifique, pacifique) qui, jusqu’ici, a été érigé en règle dans les marches et les rassemblements  durant ce mouvement, les manifestants ont également scandé leur rejet du système qu’ils ont invité au départ ainsi que ses projets de report des élections et de la prolongation du mandat du Président sortant. “Y en a marre du système”, “Djazaïr, horra, dimocratia” (Algérie, libre et démocratique) et “Djeïch, châab, khaoua khaoua” (armée et peuple des frères).
Les manifestants ont brandi des pancartes sur lesquelles on pouvait lire des mots d’ordre débordant d’ingéniosité.  
Ils ont également repris des slogans hostiles à la politique éducative du gouvernement actuel. “El madrassa ila ayn ?”
(où va l’école ?), lit-on aussi sur les banderoles déployées par des étudiants. Rencontré durant la marche à laquelle il a pris part entre la Direction de l’éducation d’Alger-Centre et la Grande-Poste, en compagnie de ses pairs des syndicats autonomes de l’éducation, Sadek Dziri, le président de l’Union national des personnels de l’enseignement et de la formation (Unpef), a restitué, pour nous, l’objectif de cette manifestation.
“Notre sortie aujourd’hui était programmée depuis longtemps déjà, soit avant le message du président de la République, mais après que celui-ci a été rendu public, nous avons tenu lundi, une réunion extraordinaire durant laquelle nous avons procédé à son analyse et avons jugé que hormis le renoncement à la candidature, les autres décisions sont anticonstitutionnelles”, explique-t-il. Et d’ajouter : “Le mandat du Président sortant s’achève le 28 avril prochain.” Pour lui, “une telle décision équivaut à prendre à la légère l’intelligence des Algériens”. Sadek Dziri a, en revanche, livré sa vision de sortie de crise qui consiste en “l’ouverture d’un dialogue avec la classe politique et les représentants du mouvement populaire, pour enfin sortir avec un consensus autour d’une personnalité nationale pour diriger la prochaine étape”.


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