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Ils ont battu le pavé hier à Alger

Les étudiants dénoncent une “justice revancharde sélective”

Rassemblement des étudiants, hier, à Alger. © Sofiane Zitari/Liberté

Les étudiants ont marché hier à Alger, en soutien au mouvement populaire, en adoptant des slogans appropriés à la phase actuelle, où ils ont dirigé leurs scansions contre Gaïd Salah, en ne ménageant point aussi bien le gouvernement que les deux “B” (Bensalah et Bedoui). 

Dans leur marche depuis la Faculté centrale vers la désormais mythique place de la Grande-Poste, les étudiants en nombre, encadrés par un impressionnant dispositif des forces de l’ordre, ont réitéré leur rejet de l’ancien système en scandant : “Talaba, li nidham rafidhoune”, “Nous, étudiants, refusons le système”, en ciblant particulièrement Gaïd Salah et les “B”, notamment Bensalah et Bedoui, et “Gouvernement de montage, dégage”. 

Tout en scandant leur amour et leur disposition à se sacrifier pour le pays, les marcheurs n’ont pas manqué de relever la perfidie des gouvernants du moment : “Siyassa bayna, dawla khayna.” Leurs slogans étaient porteurs de la détermination de “son excellence le peuple” à peser sur le cours des événements. 
Hormis le sempiternel “Silmiya, silmiya” qui fait office de marque déposée de “la révolution du sourire”, ils ont repris en chœur le slogan : “Blad bladna ou n’dirou rayna” (ce pays est le nôtre et nous en ferons ce que nous voudrons) et “Il n’y aura pas d’élections”. Et faisant feu de tout bois, les protestataires n’ont ménagé ni les voleurs ni les laudateurs (chiyatine) et encore moins les reliques du FLN et de l’ancien système. Sur les pancartes et banderoles brandies à cette occasion, les étudiants, qui ont démontré qu’ils étaient plus que jamais à l’avant-garde du mouvement pour le changement radical et le départ des symboles de l’ancien système, ont exprimé dans les trois langues (arabe, français et anglais) leur position quant aux développements de l’actualité nationale. À commencer par les procès en justice. “Oui à une justice indépendante transitoire, non à une justice revancharde sélective” était la phrase écrite sur les pancartes. Hormis le rappel d’un postulat, selon lequel les étudiants sont au cœur de toute révolution “The students are the heart of every revolution”, ils ont insisté sur la nécessité de poursuivre cette “révolution” jusqu’ à ce qu’elle atteigne son objectif, à savoir une deuxième République. “Ne pas finir la révolution est plus dangereux que de ne l’avoir jamais commencée”, lit-on aussi sur une banderole brandie par des étudiants. 
Un des meneurs indique : “C’est le moment de durcir le ton, parce que c’est le moment pour les étudiants, les travailleurs ou les commerçants de s’unir, afin de déjouer les tentatives de nous détourner de l’enjeu principal qui consiste à les faire partir tous.” 
Pour préserver le caractère pacifique de leur marche aux abords de l’avenue Pasteur, les étudiants ont fait montre de passivité et de résignation devant les forces antiémeutes. Assis à même le sol, ils ont repris en chœur les slogans habituels, notamment : “Chaque jour une marche, nous ne nous arrêterons pas.” 


A. R.


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