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A la une / Actualité

FACULTE DES HYDROCARBURES ET DE LA CHIMIE DE BOUMERDÈS

Les étudiants interpellent Guitouni

Les étudiants de la faculté des hydrocarbures et de la chimie (STH-Boumerdès) ont organisé, hier, devant le siège du ministère de l’Énergie, un sit-in pour interpeller le ministre chargé du secteur, Mustapha Guitouni, à ce qui s’apparente, selon les manifestants, à une exclusion pure et simple des diplômés dans les sites de production, de raffinage, de forage et d’exploitation. Ils étaient plus de 300 étudiants venus des quatre coins du pays pour dénoncer la dérogation de 2013 et qui stipule que les recrutements devaient se faire via le canal de l’Agence nationale de l’emploi (Anem). “Le passage par l’Anem exige la fourniture d’un certificat de résidence et d’une quittance d’électricité. Cela voudrait dire que nous serons recrutés dans les métiers simples alors que ces derniers sont destinés aux candidats n’ayant pas obtenu leur baccalauréat”, a expliqué un étudiant. Dans une déclaration à Liberté, le délégué des étudiants, Alla-Eddine Khaled, a affirmé que “ces étudiants sont tous des diplômés universitaires. Vous devez savoir que les recrutements dans nos spécialités s’effectuent dans 7 wilayas sur 48. Si vous n’habitez pas dans l’une des 7 wilayas, comme par exemple à Ouargla, à Oran, à Skikda, vous êtes systématiquement exclu ! C’est une pratique régionaliste inacceptable. Qu’ils organisent un concours de recrutement au niveau national et qu’on donne une chance à tout le monde”. Selon notre interlocuteur, le ministère de tutelle, au même titre que celui de l’enseignement supérieur, au lieu de restreindre cette loi aux seuls candidats n’ayant pas le baccalauréat, a généralisé l’instruction pour pénaliser des centaines de diplômés. Selon la même source, les six réunions tenues l’année précédente s’étaient soldées par des promesses sans lendemain. “En 2017, nous avons rencontré le directeur des hydrocarbures au ministère de l’Énergie, Mustapha Hanifi. Il s’était engagé à régler définitivement ce malentendu. Une année après, la situation s’est corsée. Même le ministre de l’Enseignement supérieur, Tahar Hadjar, avait promis de régulariser la situation. Hélas ! Nous sommes devant une impasse”, a encore expliqué un étudiant originaire de Bordj Bou-Arréridj, visiblement désemparé. Encerclés par un impressionnant dispositif de sécurité, les protestataires ont tenté d’obtenir une audience avec le ministre Guitouni. 

En vain. “C’est notre première protestation pour l’année 2018. Nous n’allons pas baisser les bras. Nous sommes tous des Algériens nés en Algérie. S’ils ne veulent pas nous recruter dans les 7 wilayas qui offrent des emplois conformément à nos profils, qu’ils ferment la faculté de 
Boumerdès ! Le ministre doit assumer ses responsabilités”, dira un autre étudiant qui brandissait des slogans dénonçant le régionalisme. Après une heure de négociations très serrées, les étudiants ont quitté les lieux pacifiquement dans des bus d’étudiants mobilisés par  la police.


FARID BELGACEM


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