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Ils étaient plus nombreux hier à BOUIRA

Les étudiants maintiennent la pression

Pour cet acte 12 de leur marche contre le système en place et ceux qui tentent de détourner la révolte populaire, les étudiants de Bouira ont répondu à l’appel, où ils étaient, hier, plusieurs centaines à battre le pavé. Ainsi et comme pour la première marche de ce mois sacré du Ramadhan, les étudiants de Bouira sont restés mobilisés et déterminés à en finir avec le régime en place en rejetant systématiquement toute initiative émanant du général de corps d’armée, chef d’état-major de l’armée, Ahmed Gaïd Salah, d’Abdelkader Bensalah ou encore du gouvernement de Bedoui. En effet, c’est vers 11h que le premier carré de marcheurs s’est ébranlé depuis l’université centrale. Le chef d’état-major de l’armée, Ahmed Gaïd Salah, est, depuis plus de deux semaines, la cible favorite des étudiants à Bouira, où chaque mardi il en prend pour son grade. “M. Gaïd : vous imposez au peuple, sélectivement, les articles de votre Constitution violée maintes fois, en commençant par votre poste de vice-ministre”, dénonce un manifestant sur une pancarte. D’autres slogans tout aussi hostiles au chef d’état-major, à l’instar de “Sorry Gaïd Salah, el-chaâb machi djayeh” (Désolé Gaïd Salah, le peuple n’est pas naïf), ou encore “M.  Gaïd, attention le peuple n’acceptera jamais une dictature militaire”, “Gaïd Salah, votre film hindou nous fait 

vomir : dégage !”, ont été écrits sur des banderoles ou scandés. 
Selon Madjid Bacha, membre du collectif autonome des étudiants libres de Bouira, les élections que compte organiser le pouvoir, n’ont aucun sens. “Après avoir mené le pays au bord du précipice durant ces vingt dernières années, ce pouvoir veut à tout prix sortir par la grande porte en faisant miroiter au peuple qu’il va sauver le pays. Des mensonges éhontés que personne ne peut gober maintenant”, a-t-il dénoncé. À 12h30, et dans une ambiance bon enfant, le cortège effectuera une première halte devant le siège de la daïra. 
Au second arrêt, au niveau de l’espace de la maison de la culture Ali-Zamoum, la foule a observé une minute de silence à la mémoire des martyrs de la guerre de Libération nationale ainsi que de ceux du Printemps noir, avant de se disperser dans le calme.


R. B.


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