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A la une / Actualité

Ils s’expriment sur la présidentielle 2019 sur “médiapart”

Les indiscrétions de diplomates européens

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika. ©D. R.

Une “source anonyme” de l’UE, citée par le journal électronique Médiapart, exprime les préoccupations du Vieux Continent, notamment sur le manque de visibilité à court et à moyen terme sur les engagements tant politiques qu’économiques de l’Algérie.

L’annonce par le patron du Front de libération nationale (FLN), Djamel Ould Abbes, de la candidature de Bouteflika pour la présidentielle d’avril 2019 fait jaser encore en Occident qui, après une pluie d’articles de presse consacrés à ce sujet, s’exprime, sous le sceau de l’anonymat, pour la première fois, à travers ses chancelleries basées à Alger.
En effet, dans un dossier de Médiapart intitulé “En Algérie, un cinquième mandat du président Bouteflika n’est plus une blague”, un diplomate de l’Union européenne (UE), qui requiert l’anonymat, a estimé que les Algériens n’ont d’autre choix que de plébisciter la candidature du Président sortant pour briguer un cinquième mandat.
Usant d’artifices, allant jusqu’à réduire à néant l’opposition politique en Algérie, ce diplomate a affirmé que la cinquième mandature de Bouteflika à la tête de l’État algérien “sera très certainement le mandat de trop”, bien que, d’après lui, la chose “apparaît inéluctable”. Pour ce représentant diplomatique de l’UE, “il n’y a pas d’alternative à Bouteflika aujourd’hui en Algérie, le pays n’est pas prêt, il n’y a pas d’opposition”, arguant que “Bouteflika bat des records de longévité parce qu’il incarne la stabilité et la paix pour les Algériens qui en ont bavé”. Convaincu que le Président sortant se représentera pour l’élection présidentielle d’avril 2019, ce diplomate, qui a refusé de commenter la santé du chef de l’État, a lancé une pique à qui veut l’entendre : “Un tabou (la santé de Bouteflika, ndlr) qui complique aussi la vie des chancelleries occidentales.” Les déclarations de la source anonyme de l’UE à Médiapart résume, un tant soit peu, la perception du cinquième mandat du président Bouteflika, non sans exprimer sa préoccupation sur le manque de visibilité à court et à moyen terme sur les engagements tant politiques qu’économiques de l’Algérie et des pays de l’UE.
Sur les mêmes colonnes de Médiapart, c’est au tour d’un diplomate français qui s’exprime sur la santé de Bouteflika qui, visiblement, “ne veut et ne peut pas parler franchement de ce sujet”, en invoquant son “devoir de réserve”. Aussi prudent qu’il puisse paraître, ce diplomate français finira, pourtant, par se lâcher. “Il faut faire attention à ne pas trop spéculer sur l’état de santé de Bouteflika (…) On a dit dix fois de Yasser Arafat (dirigeant palestinien décédé en 2004, ndlr) qu’il était mort. Idem de Hafez al-Assad (dirigeant de la Syrie de 1970 à sa mort en 2000, ndlr). On spéculait sur sa maladie et il a déjoué tous les pronostics.” En convergeant sur la “longévité” du président Bouteflika, même si la santé de ce dernier “complique la vie des chancelleries occidentales”, les deux diplomates expriment une “vision partagée” sur le cinquième mandat. Une vision orientée vers ce qui apparaît comme la fatalité d’un “soutien” en sourdine et qui exclut la conception des pays européens du scénario de l’après-Bouteflika. En revanche, si l’UE, à travers son diplomate basé à Alger, s’exprime pour la première fois sur un “mandat de trop et inéluctable”, le commun des mortels relèvera un revirement dans la position des Français qui, récemment, avaient signifié aux médias algériens, lors d’une rencontre organisée à l’Élysée, que l’Hexagone ne soutient “ni mandat ni candidat”. Considérant cette joute électorale comme “l’affaire des Algériens”, même si Paris suivait avec “intérêt” l’évolution de la situation politique en Algérie, l’Élysée avait affirmé qu’en “ce qui concerne la France, c’est la stabilité de l’Algérie” qui primait et qu’il appartenait aux Algériens “de définir la préparation, les candidats et les programmes”.

FARID BELGACEM


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