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Révision de la constitution

Les indiscrétions d’Ould Khelifa

Le président de l’APN, Mohamed Larbi Ould Khelifa. ©Zehani Archives/Liberté

Il a affirmé notamment qu’il est proposé dans la mouture en question des réformes profondes, sans toutefois aller jusqu’à les préciser.

Le président de l’Assemblée populaire nationale (APN), Mohamed Larbi Ould Khelifa, a confirmé, mercredi soir, lors de son passage à l’émission “Hiwar Saa” de l’ENTV, avoir été destinataire de fraîche date d’une mouture non définitive du projet de révision constitutionnelle. Se gardant bien de trahir le contenu intégral de la copie dont il dit avoir accusé réception, il y a une quinzaine de jours, le président de la Chambre basse du Parlement s’est néanmoins permis de mettre en relief quelques exergues pouvant éclairer, un tant soit peu, cette révision devenue une véritable arlésienne.
Il a affirmé notamment qu’il est proposé dans la mouture en question des réformes profondes, sans toutefois aller jusqu’à les préciser. “Le projet de révision de la Constitution, dont l’APN a reçu une copie, comprend de profonds amendements et constitue un grand pas vers une véritable démocratie”, a-t-il soutenu, ajoutant que le président de République “est déterminé à introduire dans la Constitution de véritables amendements allant dans le sens des aspirations de la société algérienne à un avenir meilleur”. C’est à peine si le président de l’APN a concédé que la mouture en sa possession propose une redéfinition des prérogatives du Parlement, dans le sens d’un surcroît de pouvoirs, notamment le contrôle de l’activité de l’Exécutif. Il a indiqué, à cet effet, “des principes en faveur de la séparation des pouvoirs, de l’octroi de larges prérogatives au Parlement dans le domaine législatif et de contrôle et l’accès à la responsabilité à travers le vote”.
Le président de l’APN a pris, par ailleurs, le minutieux soin de conclure sur un conditionnel : “Si la mouture reste inchangée, le Parlement aura de larges prérogatives, notamment le retrait de confiance au chef du gouvernement qui sera responsable devant le Parlement. Le chef du gouvernement peut être issu du parti qui remporte la majorité lors des législatives.” Issu du Front de libération nationale (FLN) qui voue un soutien inconditionnel au chef de l’État, Larbi Ould Khelifa a donné à retenir que la copie, qui lui a été transmise, pouvait être “l’avant-dernière version de la prochaine Constitution”. Autrement dit, les triturations qui ont suivi les consultations de l’été 2014 entre le directeur de cabinet de la présidence de la République, Ahmed Ouyahia, et des partis et personnalités nationales n’ont toujours pas accouché d’un avant-projet de loi. Cependant, il reste que, à en croire Larbi Ould Khelifa, les amendements à la Constitution retenus dans la mouture transmise à l’APN touchent à l’équilibre des pouvoirs et des institutions, auquel cas, faut-il le souligner, la révision constitutionnelle devra obligatoirement passer par un référendum populaire. Or, à la question posée, le président de l’APN a préféré ne point s’avancer. “Cela relève des prérogatives du président de la République”, s’est-il résumé à dire.
Larbi Ould Khelifa a laissé la question sans réponse, alors que, depuis plusieurs jours, la presse insiste sur l’idée que la révision de la Constitution se fera par voie parlementaire, c’est-à-dire en plénière des deux Chambres du Parlement, l’APN et le Sénat, réunies. En somme, de la même manière qu’en novembre 2008, lorsque la révision avait essentiellement porté sur l’amendement de l’article 47 de la Constitution.
Un amendement qui avait remis en cause la limitation des mandats présidentiels consécutifs pour y instituer l’illimitation qui permit à Bouteflika de briguer un troisième mandat et un quatrième, cinq ans plus tard.

S. A. I.


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Commentaires
2 réactions
muhand le 11/04/2015 à 11h05

Quand des vieillards en fin de vie dirige un pays, la population n'a rien à espérer pour son avenir, et cela s'appelle une gerontocratie dictatoriale. Que peut bien apporter l'ex président du conseil supérieur de la langue arabe à un pays qui n'est pas arabe? Avoir près de 80 ans et chercher à rester au pouvoir coûte que coûte relève d'une schizophrénie maladive. Dans un pays dont la population est pour 70% composé de jeunes de moins de 30 ans et accepter d'être gouverné par des vieux il faut...

muhand le 11/04/2015 à 11h15

.....algérien. Ce pouvoir entre les mains de vieux à tout de même réussi l'exploit de faire taire la contestation parce que le peuple est corrompu pour sa majorité. Au sommet je suis certain que quand la rue grande les dirigeants disent jetez l eur quelques os ça calmera les esprits. C'est comme cela qu'on a vu les baltagui à Alger venir perturber les manifestations

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