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Possible expansion de l’État Islamique au Sahel

Les inquiétudes des services de renseignements africains


Une réunion à huis clos de hauts gradés africains vient de se tenir à Dakar en marge de l’opération “Flintlock”, un exercice militaire annuel antiterroriste au Sénégal, dirigée par le Commandement militaire des États-Unis pour l’Afrique, (Africom) dont le siège est à Stuttgart, en Allemagne. Au cours de cette rencontre qui a réuni notamment des représentants du Niger et du Tchad, des pays aux prises avec les incursions de Boko Haram, un allié de l'État islamique, un document faisant état de menaces imminentes a été remis aux participants, rapporte l’agence Reuters.
Ainsi, des groupes de combattants de l’État islamique quitteraient actuellement leurs bases en Libye craignant des frappes aériennes pour se diriger vers les pays du Sahel. Il est à signaler qu’après leur déroute  en Syrie et en Irak, des membres du groupe terroriste ont trouvé refuge le long d'une bande côtière en Libye où ils ont pris Syrte, la ville natale de Kadhafi, et attaqué des infrastructures pétrolières.
Cette présence constitue désormais une nouvelle menace pour la région du Sahel présentée non seulement comme la prochaine cible de Daech, mais aussi comme un “tremplin” pour des attaques de grande envergure. Cette information a été confirmée par le colonel Mahamane Laminou Sani, directeur de la documentation et du renseignement militaire pour les forces armées du Niger, qui a révélé que “Daech se dirige vers le sud de la Libye pour éviter les éventuelles frappes aériennes de la coalition européenne”. Une source de renseignements occidentale affirme que des éléments de l'État islamique étaient déjà entrés au Niger, une information qui n’a toujours pas été vérifiée de façon indépendante.
Pour sa part, le colonel Khassim Moussa, chef du groupe antiterroriste spécial du Tchad, n’a pas manqué d’exprimer sa préoccupation en révélant que les chefs traditionnels et religieux du nord du pays avaient été prévenus contre ces éventuelles infiltrations. Il est à rappeler également que le Tchad, aujourd’hui un allié militaire de l’Occident, avait dénoncé les frappes aériennes de l'Otan en Libye en 2011.
À ce titre, le colonel Moussa s’est montré intraitable en exigeant des troupes de l’Otan de sécuriser la frontière nord du Tchad. “Ce sont eux qui se sont impliqués en Libye, il leur appartient de remédier à cette situation !” Il faut savoir que l’Opération Flintlock qui a pour but de renforcer la coopération internationale contre les groupes terroristes actifs en Afrique de l'Ouest et du Nord devrait se poursuivre jusqu'au 29 février au Sénégal et en Mauritanie et mobiliser quelque 1 700 soldats d'Afrique, d'Europe et d'Amérique du Nord représentant les forces armées d'une trentaine de pays.

Mohamed-Chérif Lachichi

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