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A la une / Actualité

Une course contre la montre engagée

Les Jeux méditerranéens révélateurs des carences d’Oran

Le calendrier oranais des Jeux méditerranéens de 2021 bouscule et inquiète, pour des raisons évidentes : la mise à niveau de la ville d’Oran, sur tous les plans, impose aux responsables locaux une véritable course contre la montre.
Et c’est bien ce qui devrait alarmer car, une fois encore, agir, travailler et gérer dans l’urgence pour le lancement de projets de réalisation, d’embellissement et autres opérations pour redorer le blason de la ville, n’est pas une garantie de réussite. Alors que la capitale de l’Ouest sera effectivement celle de la Méditerranée, le temps de deux semaines, aujourd’hui, ce sont des années de laisser-aller, de non-gestion, de fuite en avant et d’absence de politiques de développement, avec des projections dépassant les visions à courtes vues, que certains voudraient rattraper en l’espace de trois ans. Si, du côté des infrastructures sportives, le suivi est régulier et pourrait voir les projets réceptionnés à temps, le reste est moins évident. Et pour cause, Oran va devoir se parer de ses plus beaux habits avec les ravalements de façades du centre-ville, un nettoyage XXL qu’il va falloir effectuer, sans oublier d’amener les Oranais à s’impliquer dans la vie de la cité alors que ces derniers n’ont jamais été considérés comme des citoyens de leur ville. L’hygiène publique est déplorable aux quatre coins de la ville, y compris dans les quartiers périphériques. Si les principaux axes, les ronds-points et autres endroits phares de la ville, comme le Front de mer, l’avenue Loubet, la place d’Armes…, sont mis à niveau, il suffit juste de passer dans une ruelle parallèle de la rue Khemisti ou Larbi Ben M’hidi pour tomber sur l’innommable et la réalité d’Oran : rats déambulant et rejouant des passages d’un célèbre roman, dont la ville d’Oran en est le cœur, égouts et eaux usées empestant l’atmosphère, immeubles en ruine exhalant des odeurs nauséabondes.
Les commerces sont, eux, très loin des normes basiques et des standards d’hygiène tout comme certains restaurants et autres fast-foods dont les arrière-cours vous ferez dégoûter la simple idée de consommer en ville. Certes, la responsabilité est partagée entre les pouvoirs publics, les élus locaux, l’administration et les citoyens.
Autre symbole de cette course contre la montre, tous les aspects liés au tourisme culturel, avec des visites guidées envisagées lors de cet événement régional. Là aussi, les monuments et autres sites historiques à valeur culturelle doivent être restaurés et réhabilités en urgence alors qu’ils n’ont jamais bénéficié de la moindre attention auparavant. D’ailleurs, récemment, il a été annoncé la levée du gel de 17 opérations inscrites à l’actif de la direction de la culture pour des sites classés.
Dans la liste, l’on retrouve le site Portus Magnus à Bethioua, la Porte d’Espagne, le Palais du Bey, les Arènes et d’autres lieux emblématiques à Sid El-Houari. Malheureusement, l’état déplorable de certains de ces sites laisse sceptique sur la possibilité de les réhabiliter à temps. Et encore, faudrait-il s’entendre sur ce que signifie et implique le terme “réhabilitation”.


D. LOUKIL


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