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A la une / Actualité

Assemblée générale des architectes à Oran

Les maîtres d’ouvrages publics dénoncés

L’assemblée générale ordinaire de l’ordre des architectes d’Oran, a débouché, hier, sur un certain nombre de dénonciations, quant à des pratiques mises en place par des “maîtres d’ouvrages publics dans l’octroi des projets”.
Et pour cause, le président de la section ordinal des architectes d’Oran a évoqué ouvertement les conditions des cahiers des charges de projets publics qui ont pour conséquence d’éliminer d’emblée près de 90% des architectes. “Les maîtres d’ouvrages publics lancent des cahiers des charges avec des conditions financières exagérées comme un chiffre d’affaires de 10 milliards de dinars sur 3 ans” et d’ajouter : “Nous avons des doutes sur l’élaboration de ces cahiers des charges qui, pour certains, sont faits sur mesure et quand vous regardez vous y trouvez justement des Sarl, des Eurl alors que c’est interdit par la loi.”
Les architectes du Conseil de l’ordre expliquent que, selon la loi, un architecte ne peut avoir en même temps une entreprise de réalisation et, de ce fait, d’“être à la fois juge et partie”. Plus loin, le vice-président de l’ordre de la section d’Oran sera plus explicite en avançant que “des bureaux d’études publics ont été cédés à des privés avec l’activité d’entrepreneur. Pour avoir un chiffre d’affaires tel que demandé, c’est impossible, si l’on n’a pas une entreprise et la loi l’interdit. Ce que nous demandons c’est que les maîtres d’ouvrages publics respectent la loi, qu’ils s’y conforment”. Autre situation rejetée et dénoncée par l’ordre des architectes, les projets donnés aux entreprises en “études et réalisations” ce qui place l’architecte sous la coupe de l’entreprise qui dicte ce qu’elle veut à l’architecte puisqu’elle le rémunère. “L’architecte a des règles et des normes à appliquer c’est l’entreprise qui doit s’y conformer, et non le contraire”, nous explique-t-on. Autre refus de la part des architectes les projets en adaptation qui sont inexistants dans “les textes régissant la profession” et qui s’avèrent être une forme de “détournement du projet qui est la propriété de l’architecte qui conçoit” et de donner en exemple le projet de 6 piscines octroyées dans ce cadre en 3 lots d’adaptation. L’architecte souhaite la réhabilitation et le retour du concours architectural et de la production architecturale.


D. LOUKIL

 


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