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A la une / Actualité

Le train venant de Maghnia bloqué toute la nuit à la gare d’Es Sénia

Les migrants subsahariens indésirables à Oran

La petite gare de la commune d’Es Senia, dans la wilaya d’Oran, a connu, dans la nuit de mardi à mercredi, une agitation sans pareille avec la mobilisation des forces de l’ordre pour bloquer le train reliant Maghnia à Oran. En effet, nous avons pu confirmer, hier, que la police avait bloqué ce train où se trouvaient parmi les passagers, plus de 90 migrants, dont des mineurs, majoritairement originaire d’Afrique centrale. La logique sécuritaire du traitement de la question des flux migratoires et de la présence de migrants dans notre pays a conduit à cette opération de blocus du train et de rétention de migrants dans deux wagons, et ce, durant toute la nuit. À la gare d’Es Senia où nous nous sommes rendus, l’information nous sera confirmée indirectement puisqu’on nous expliquera que le train avec ses passagers indésirables a été “renvoyé vers Tlemcen ce mercredi matin… c’est une décision sécuritaire”. Plus grave, si cette fois-ci la presse a été informée des évènements s’étant déroulés de nuit, il semblerait que la situation dure depuis plusieurs jours, avec des décisions émanant des autorités des wilayas de Tlemcen et d’Oran, qui se renvoient les trains et leurs passagers comme s’il s’agissait de colis de pestiférés. Il est bon de souligner encore que les passagers algériens du train Maghnia-Oran ont été également bloqués un temps puis autorisés à descendre alors que la majorité d’entre eux avaient leur terminus en gare d’Oran. Ces faits ont d’ailleurs fait réagir la Laddh de Me Debbouz ainsi que le syndicat autonome du Snapap, par la voix de son chargé des questions migratoires, et la Confédération générale autonome des travailleurs en Algérie, qui ont, dans un communiqué commun, dénoncé ce qui se déroule entre Oran et Tlemcen. Ainsi les signataires relèvent de prime abord que c’est “la première fois dans l’histoire du pays que les Chemins de fer algériens sont au cœur d’un scandale humanitaire qui dure depuis trois jours et dans lequel les cheminots algériens sont utilisés par les pouvoirs publics”. Le communiqué explique et confirme nos informations qu’une centaine de migrants “dont une grande partie est originaire de Côte d’Ivoire et de Guinée” a été intercepté mardi une première fois en gare d’Oran “par les policiers venus en renfort… qui avaient interdit la descente aux migrants subsahariens sans donner la moindre explication” qui ont été retenus et confinés dans une zone à l’écart, lit-on dans ledit communiqué. Selon la même source d’information, l’opération a été renouvelée en gare d’Es Senia. “Vers la fin de l’après-midi, le renfort de police prend position au niveau de la gare ferroviaire d’Es-Senia, située à 7 kilomètres de la ville d’Oran, pour bloquer le deuxième train venant de Maghnia et transportant d’autres subsahariens. L'arrêt du train en gare d’Es-Senia, relevant de la wilaya d’Oran, a vu le déploiement d'un impressionnant et disproportionné dispositif policier”, comme le détaille le communiqué. Les trois organisations dénoncent avec vigueur le comportement des forces de sécurité à Oran ainsi que la fameuse instruction du ministère des Transports interdisant aux migrants l’utilisation des transports en commun.


D. LOUKIL

 


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