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A la une / Actualité

Développement de l’industrie gazière

Les mises en garde de Guitouni


À l’occasion du  séminaire international du Forum des pays exportateurs de gaz organisé cette semaine à Santa Cruz de la Sierra en Bolivie, le ministre de l’Énergie, Mustapha Guitouni, a clairement signifié que le marché international gazier fait face à de nombreuses contraintes qui le rendent de moins en moins sûr pour les exportateurs. Ne cachant pas ses inquiétudes, le ministre a mis en garde contre les politiques énergétiques qui risquent de freiner le développement de l’industrie gazière à l’instar des politiques mises en œuvre dans le secteur de l’électricité dans l’Union européenne. “Les politiques mises en œuvre dans le secteur de l’électricité dans l’UE pour développer les EnR par l’octroi de subventions massives et sur la base d’une tarification basée sur les coûts marginaux à court terme, associée à un marché du carbone  peu performant a eu pour effet pervers de favoriser le charbon au détriment du gaz naturel” a déclaré le ministre. La mise en place de ces politiques explique, entre autres, pourquoi la demande de gaz naturel a fortement baissé depuis 2010 dans cette région. Le ministre a également appelé à faire face à d’autres enjeux liés à l’aspect capitalistique de l’industrie gazière mais encore “au partage équitable des risques entre les producteurs et les consommateurs qui permet de mobiliser les financements nécessaires au développement des chaînes gazières”. Selon lui, “une mutation vers un fonctionnement des marchés basé uniquement sur des transactions de court terme pourrait ne pas être compatible avec la nécessité d’attirer les investissements et les financements de la chaîne gazière”. Il convient donc de “développer de nouvelles niches de demande future du gaz”. L’Algérie, qui continue d’accorder une place prépondérante aux hydrocarbures dans l’économie nationale, compte renforcer sa production et, partant, ses parts de marché à l’international. Plusieurs projets gaziers seront réceptionnés en 2018, permettant d’augmenter le niveau de production gazière du pays. En plus il y a le projet d’exploitation du gaz de schiste qui confirme la tendance. Selon le PDG de Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour, la production nationale de gaz devrait augmenter davantage à partir de 2019 et 2020, ce qui permettra de dégager d’autres quantités destinées à l’exportation. Dans cette configuration, l’Algérie s’inquiéte de la poursuite de la mévente de son gaz, d’autant qu’il faille faire aussi face à la sur-capacité de production induite par l'émergence de nouveaux centres d'approvisionnement et d'exportation en particulier grâce au gaz de schiste. Ce n’est pas la première fois que  Mustapha Guitouni évoque toutes ces contraintes liées à l’industrie gazière. Lors de son intervention à la 19e réunion du Forum des pays exportateurs de gaz, tenue  le 4 octobre dernier à Moscou, le ministre a pointé du doigt les politiques énergétiques adoptées par de nombreux pays de l'OCDE qui “ont eu des répercussions défavorables sur la demande en gaz”. Il avait aussi mis en avant les contraintes causées par la priorité donnée aujourd'hui “au court terme dans l'industrie du gaz naturel”. La riposte pour le ministre est dans le renforcement du FPEG, dont les pays membres doivent mieux s’organiser pour défendre leurs intérêts. En somme “trouver et mettre en œuvre ensemble des solutions adéquates dans un esprit coopératif”.


S. S. 


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