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A la une / Actualité

Organisation de la présidentielle dans les conditions actuelles, ouverture de Sonatrach au privé et menaces de Haftar

Les mises en garde de Louisa Hanoune


La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, n’a pas lésiné, hier, sur les mots pour décrire une situation à la limite de l’“anarchie” sous laquelle ploie le pays. Dans une allocution à l’ouverture de la session ordinaire du bureau politique tenue au siège du parti à Alger, Louisa Hanoune a égrené une série de marqueurs de la crise. “L’immunité de la nation a été fragilisée, il y a une régression en matière de libertés, autant politiques que culturelles, une déliquescence politique effrayante touchant de nombreuses institutions, le retour du choléra qui confirme la faillite et l’échec, le dossier de la cocaïne qui demeure ouvert et qui a montré des connexions avec des institutions. Cela confirme que l’État algérien est menacé d’effondrement, car il est mafiotisé”, relève Mme Hanoune. Aussi note-t-elle la “cascade” de fuites de devises, dont la presse fait écho presque quotidiennement. “Organiser des élections dans les conditions actuelles serait un saut dans l’inconnu”, estime la responsable du PT qui annonce qu’un comité central du parti se tiendra dans les trois prochaines semaines. Il sera éventuellement question pour les membres du CC de débattre de la question de la prochaine échéance électorale. Mais pour ce parti, l’élection d’une Assemblée constituante demeure l’unique issue à “l’anarchie” et à l’ingérence étrangère, d’autant que des “rapports étrangers” prédisent le chaos avec la prochaine élection. “Si en 2014, le peuple avait refusé, aujourd’hui, la situation s’est détériorée.”

“À part la LF, le Parlement ne doit pas légiférer”
C’est parce que la situation est déjà porteuse de risques, à ses yeux, que le Parlement, dont elle a toujours contesté la légitimité, n’est pas habilité à légiférer dans le contexte actuel. “Hormis la loi de finances qui doit contenir des mesures pour rassurer la population et améliorer la situation, on ne doit pas présenter de projets devant le Parlement”, soutient-elle. “Compte tenu du contexte, de la déliquescence des institutions avec les connexions entre l’argent sale et la politique ainsi que l’arsenal de lois répressives (…), les deux Parlements ne sont pas habilités à légiférer”. Cependant, le PT, poursuit Louisa Hanoune, se battra dans le cadre du débat sur la loi de finances pour taxer les plus riches. D’autant qu’elle relève “avec soulagement” un sursaut citoyen et une mobilisation contre la prédation.  Sur un autre chapitre, Louisa Hanoune n’a pas manqué de mettre en garde contre l’ouverture de Sonatrach aux sociétés privées. “Ces sociétés sont des prête-noms pour des sociétés étrangères. C’est une manière de contourner la règle 49/51”, dénonce-t-elle. Par ailleurs, à propos du front populaire auquel appelle le FLN et ses satellites, Louisa Hanoune soutient que “ça ne trompe personne” car “la lutte contre la corruption et la drogue appelle la rupture”. “Or, ces partis qui pilotent ce projet refusent la démocratie et le changement de régime responsable de tous les fléaux et dérives.”

Karim Kebir



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