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Attaques contre les partis et tentative de “dévier” le processus révolutionnaire

Les mises en garde de Louisa Hanoune

© D.R.

Les attaques contre les partis politiques ne sont pas du goût de la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, qui y voit la touche de certains cercles cherchant à “dévier le processus révolutionnaire en cours”
et l’“aspiration du peuple algérien au changement”. Dans une allocution à l’ouverture des travaux de la commission des travailleurs hier au siège du parti à Alger, Louisa Hanoune a tiré à boulets rouges sur certains “centres” qui tentent
de torpiller et de grenouiller l’imposante mobilisation des Algériens contre le cinquième mandat “qui concentre le maintien du système” et en faveur d’un changement de régime. “Il a été établi que des forces centrifuges et particulièrement du maintien du système se sont mises en mouvement. On a vu vendredi un groupe identifié politiquement qui appartient à des centres d’intérêts qui nous a suivis pendant deux heures pour provoquer. Des militants
et des journalistes nous ont parlé de groupes encagoulés, des adultes, qui expriment de la haine pour les partis”, a indiqué Louisa Hanoune. Objectif de ces “centres” qui envoient des “provocateurs et des casseurs” : que le “changement réclamé par la majorité des Algériens signifie l’anarchie” et que
“le départ du système honni entraînerait le chaos”. “Ils veulent terroriser la population”, s’insurge-t-elle. Louisa Hanoune n’a pas manqué également de s’attaquer à certains intellectuels et activistes qui ciblent les partis politiques. “Ceux qui appellent, parmi certains intellectuels et activistes,
à la dissolution des partis et les jeunes à les refuser, consciemment ou non, cherchent
à transformer le sursaut révolutionnaire en ‘printemps arabe’, en chaos sanglant, ou préparent le lit à un régime pire que l’actuel et qui ne peut être que fasciste”, soutient-elle. “Dresser la jeunesse en colère contre
les partis sans distinction équivaut à détruire les cadres d’organisation qui permettent de dégager des solutions, à encamisoler la société, à jeter la majorité dans les bras du régime totalitaire ou d’un protectorat”, ajoute-elle. Selon elle, une société sans partis, ni syndicats est une société encamisolée. Elle ne manque pas de rappeler, dans ce contexte, les luttes de plusieurs générations qui “ont obtenu des acquis” et qui ont conduit à cette “intifada”. “Attention aux aventuriers qui préparent le pire”, met-elle en garde. Aussi appelle-t-elle à “tirer des leçons” de notre expérience, la lutte révolutionnaire contre le colonialisme dont l’aboutissement n’aurait pas été possible sans un encadrement politique du FLN authentique et sans quoi l’Algérie serait encore aujourd’hui un département français. “En plus des forces qui essayent de dénaturer le processus (…)
il y a des forces politiques qui disposent de moyens financiers et médiatiques, qui, à partir de capitales étrangères et du Golfe, matraquent la jeunesse dans l’objectif de modifier le processus pour lui donner des objectifs politiques”, dénonce-t-elle.


Karim K.



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