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Révision de loi sur les hydrocarbures

Les opérateurs entre réticences et espérances


 Si les correctifs à apporter au dispositif législatif et réglementaire régissant l’investissement dans le domaine des hydrocarbures font plus ou moins l’unanimité, leur mise en œuvre effective et leur portée continuent en revanche de susciter appréhensions et réticences parmi les opérateurs du secteur. Dans son discours inaugural, dimanche, à l’ouverture des travaux du Napec-2019, le désormais ex-ministre de l’Énergie, Mustapha Guitouni, avait tenté d’adresser un message rassurant à l’endroit notamment des grandes firmes pétrolières internationales qui opèrent en Algérie. La nouvelle mouture de la loi sur les hydrocarbures, avait-il ainsi affirmé, est prête à être adoptée dès le second semestre de l’année en cours et aura pour objectif, a-t-il dit, de réadapter les dispositifs juridique et fiscal “afin d’encourager les investisseurs à venir en Algérie”. Un plaidoyer que sont venus conforter également les discours développés par les responsables d’Alnaft (Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures) lors des travaux du Napec à Oran. Pour autant, les opérateurs rencontrés en marge du Napec ne restent pas moins partagés entre réticences et espoirs quant à la mise en place effective d’un nouveau cadre réglementaire permettant réellement de lever les nombreuses contraintes qui continuent d’entraver l’investissement. Ainsi, de par le contexte politique actuellement en vigueur, l’attitude générale est plutôt au “wait and see”, nous dit le représentant de la compagnie américaine Anadarko, Ramsey Fahel. Selon lui, il est néanmoins évident que pour encourager l’investissement dans le domaine des hydrocarbures, l’Algérie doit en particulier revoir son régime fiscal en réduisant surtout la “government take”, soit les parts jugées trop importantes que perçoit le gouvernement sur la production. De son côté, Hubert Mainitz, consultant auprès de grandes firmes pétrolières internationales, estime que l’adoption d’un nouveau cadre législatif pour l’investissement dans le domaine des hydrocarbures dépend en dernier ressort des “décisions politiques”. D’anciens hauts cadres de Sonatrach nous confient, pour leur part, que le facteur le plus dissuasif à l’investissement en Algérie a toujours été l’instabilité de ses institutions et de ses dispositifs réglementaires et législatifs. Un état de fait qui continue de dissuader l’investissement dans l’ensemble des segments de l’activité économique.


Akli Rezouali  

 


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